LE DEPART

Réalisateur : Mike Adams / Scénariste :  Maureen Chadwick

L'HISTOIRE

Une nouvelle journée commence à Larkhall. Dominic McAllister frappe à la porte de la cellule de la nouvelle détenue arrivée la veille au soir. N'obtenant aucune réponse, il dévérouille la porte et trouve une Yvonne Atkins encore profondément endormie, un masque sur les yeux et des boules de coton dans les oreilles. Les deux Julies veulent lancer une pétition pour réinstaurer les visites personnelles et essaient de convaincre Nikki de les aider. Cette dernière, d'une humeur massacrante leur dit que c'est peine perdue car si Helen voit que cette pétition provient d'elle, celle-ci ira directement à la poubelle.

Helen arrive à la prison et entend le téléphone sonner au moment où elle pousse la porte de son bureau. Le temps de déposer ses affaires et elle décroche le combiné trop tard. Cela ne l'empêche pas de voir sur son bureau une enveloppe provenant de l'Université. Depuis son transfert au 1er étage de l'aile G, Shell a perdu un peu de son autorité. Cela la rend malade surtout que même Fenner semble l'ignorer.

Fenner interpelle Nikki pour lui dire de se rendre dans le bureau d'Helen car celle-ci désire la voir. C'est une Nikki visiblement très inquiète qui arrive dans le bureau de la directrice. Celle-ci veut lui parler de son inscrïption à l'Université, mais Nikki ne désire pas parler de ça. Elle veut savoir pour quelles raisons Helen l'évite depuis qu'elles se sont embrassées. La conversation ne débouche sur rien, si ce n'est un avertissement d'Helen : qu'elle continue sur cette voie et une des deux devra quitter Larkhall !

La popularité d'Yvonne ne cesse de croître surtout depuis qu'elle distribue gratuitement des cigarettes aux autres détenues. Mais cette générosité met en alerte Hollamby et Yvonne se retrouve dans le bureau d'Helen. Au moment où la directrice tente d'expliquer à Yvonne qu'elle n'aime pas du tout que les détenues distribuent à tort et à travers leurs affaires personnelles, elles sont interrompues par un coup de téléphone de Sean. Celui-ci s'inquiète de la mauvaise humeur qu'avait Helen juste avant de partir travailler. Monica s'achète plusieurs cartes téléphoniques afin de les échanger contre quelques petites bouteilles de Vodka.

Douze guitares arrivent à la prison ! C'est Yvonne qui a eu la bonne idée de fonder le "Larkhall Gospel Tabernacle Choir". Elle a choisi comme première oeuvre le désormais célèbre "Kumbya". Denny, qui semble avoir le béguin pour Yvonne, sera une des premières à l'aider à installer les chaises. Shell n'a pas manqué ça et elle décide qu'il est temps de montrer à Yvonne qui est la véritable chef de l'aile G. Mais Yvonne ne se laisse pas du tout impressionner par la jeune femme. Frustrée, Shell demande à Fenner de la rejoindre dans sa cellule et elle tente de le séduire. Mais Jim en a marre d'elle et il lui répond en la projetant la tête la première contre le mur.

Nikki va voir Monica et se rend compte qu'elle a tenté de se suicider par overdose de médicaments et d'alcool. Elle se précipite hors de la cellule de Monica et interpelle les deux Julies. A elle trois, elles vont tout tenter pour essayer de faire vomir Monica avant qu'il ne soit trop tard. Pendant ce temps, la répétition du "Larkhall Gospel Tabernacle Choir" va bon train. Mais Hollamby, totalement exaspérée d'entrendre la chanson "Kumbya", décide de fermer les portes des cellules plus vite que d'habitude. Et c'est en entendant Yvonne hurler une dernière fois la chanson depuis sa cellule qu'Hollamby craquera : elle signera la fameuse pétition pour le retour des visites personnelles !

Helen se rend dans la cellule de Monica pour y découvrir les 4 femmes. Elle renvoit tout le monde dans sa cellule respective. Ayant découvert la tentative de suicide de Monica, c'est une Helen hors d'elle qui arrive dans la cellule de Nikki. Elle lui reproche de ne pas l'avoir avertie et d'avoir voulu régler cette histoire toute seule. Nikki lui répond : "J'ai fait ça pour vous protéger !". Helen ne sait plus quoi dire.

Le soir, Helen arrive à la maison et voit Sean en train de se préparer. Il a plein de projet pour leur mariage mais toute cette conversation ennuie visiblement Helen. Etonnemment, elle lui dit ce qui c'est passé entre elle et Nikki. Sean est choqué et lui demande si elle a l'intention de la mettre au rapport. Elle lui répond qu'elle ne va rien faire et qu'elle envisagera un transfert seulement si elle recommence. Le matin suivant, Monica est prête pour se rendre à la court de justice où le jugement de son appel doit être rendu. En allant dire au revoir à Nikki et en s'excusant pour hier soir, celle-ci lui dit ce qu'elle a sur le coeur. L'appel de Monica est un succès. Elle est libre. Elle en profite pour dire devant tous les journalistes qu'à Larkhall elle a rencontré des personnes formidables, mais surtout que la prison ne sert qu'à empirer les choses. Helen va rejoindre Sean dans le magasin où il est en train de choisir son costume. Elle lui demande de sortir afin qu'ils discutent mais il refuse, pressant Helen de lui dire ce qui ne va pas immédiatement. "Je ne peux pas t'épouser Sean. Je suis désolée. Je ne t'aime pas". Sur ces paroles, Helen quitte le magasin en larmes laissant un Sean totalement perplexe.

A Larkhall, toutes les détenues ont suivit le journal télévisé et c'est l'explosion de joie à l'énoncé du verdict. Et c'est d'une seule voix que tout le monde entonne un "I will survive" de folie. A l'extérieur, Dominic reste perplexe face au cadeau qu'il vient de recevoir, accompagné d'une carte mystérieuse : "Joyeux Anniversaire, Biker Boy". On vient de lui offrir une magnifique Harley Davidson. Il ne tardera pas à comprendre que ce cadeau vient d'Yvonne. Sean arrive à la prison au volant de sa camionnette. Après avoir parqué son véhicule, il en sort et prend avec lui une sorte de croix en bois et un costume. Le gardien averti Helen que Sean est arrivé. L'ex fiancé d'Helen se rend dans la cour de la prison, enfonce la croix de bois dans la terre, et l'habille de son tout nouveau costume. Il sort une bouteille d'essence et asperge copieusement le costume. Helen le rejoint et lui demande ce qu'il est en train de faire. Sean ne dit rien. Il regarde vers la prison où toutes les détenues se sont rassemblées pour observer la scène. Son regard semble croiser celui de Nikki tandis qu'il sort son briquet et met le feu au costume. Toujours sans dire un mot, il jette aux pieds d'Helen les clés de l'appartement et il s'en va sans se retourner.

Helen s'en va de la prison, humiliée et choquée. Mais avant de franchir les grilles, Nikki l'appelle et elles se regardent un instant. Plus tard dans la soirée Nikki, seule dans sa cellule, laisse passer un petit sourire sur son visage tandis que les autres détenues se moquent de Sean et Helen.

CAPTURES DE L'EPISODE

Difficile de sauter sur le téléphone à peine arrivée sur son lieu de labeur...

Nikki est convoquée dans le bureau d'Helen à propos de ses études mais Nikki n'en reste pas là :


Nikki: Thought you'd given up taking an interest in me, Miss.

Helen: Oh, look.
Nikki: Why have you been avoiding me, then?
Helen: [fixing her with a stern stare] You know what I'm avoiding.
Nikki: Why don't you tell me?
Helen: Oh, for goodness' sake, Nikki. All I've been trying to do is to help you to do yourself some good. Because I don't want you to waste your potential. [pausing as Nikki stares at her smolderingly] You had no right taking advantage of me.
Nikki: Well, put me down the block, then. Go on. Rule 47, subsection 16 [standing up and stepping behind Helen's desk], being disrespectful to the wing governor [leaning on Helen's desk] by kissing her.
Helen: Honestly. I'm telling you, if you carry on like this, one of us is gonna have to leave Larkhall. I mean it.

Quand Sean appelle Helen, l'entente est loin d'être cordiale...

Helen arrive dans la cellule de Monica où sont également présentes Nikki et les Julie :

Helen: What's goin' on in here?

Helen rend visite à Nikki avant la fermeture des portes :

Helen: Did Monica take an overdose?
Nikki: What?
Helen: I want a straight answer, Nikki.
Nikki: [amused] Straight.
Helen: She could have died, and you took that risk with her. I don't understand you. How could you have been so irresponsible?
Nikki: Oh, Jesus.
Helen: Well, what the hell were you thinking of?
Nikki: You.
Helen: What?
Nikki: I did it to protect you.

Helen en reste sans voix...

Helen, de retour à la maison finit par avouer à Sean que Nikki l'a embrassée :
 

Sean: So, did you beat anyone up today?
Helen: Just the one.
Sean: Who, Fenner?
Helen: No. Nikki Wade.
Sean: What? Your golden girl?
Helen: I think she thinks she's in love with me.
Sean: What?
Helen: Don't sound so surprised.
Sean: What happened?
Helen: She tried to drag me into her cell and kiss me.



Helen vient chercher Monica pour l'emmener au tribunal. Elle en profite pour toucher un mot à Nikki :

Helen: Nikki. Don't think that I condone what you did last night. But I am grateful.
Nikki: [stomping off in a huff] Oh, don't bother. 

Helen se décide à rompre d'avec Sean :

Helen: I need to talk to you. Can we just go?

Helen: I can't marry you. I'm really sorry.

Sean: What are you talking about?

Helen: Look, can we get out of here?

Sean: [grabbing her by the shoulders] What do you mean, you can't marry me? Why not?

Helen: [beginning to cry] 'Cause I don't love you.

De retour à son bureau, Helen essaie d'appeler Sean mais elle tombe sur le répondeur :
 

BG110-17

Peu de temps après, elle découvre que Sean est en train de mettre le feu à son costume de marié dans la cour de la prison, puis se rend compte que détenues et gardiens assistent au spectacle :
 

Helen s'éloigne en croisant le regard de Nikki :

(Sources Captures et Dialogues : Afterellen.com - Gwens'world )

Cet épisode clotûre la saison 1.

 

ANALYSE DE L'EPISODE

AUTEUR : JENNIFER T.

More than any other episode, the season 1 finale seems obsessed with the rule book, the formal rules which every prisoner is told to obey, and which every prison officer is told to enforce.  But any rule book is also informed by the broader social world, both within and outside of the prison, which offers a more implied set of (equally restrictive) rules.  This episode examines how characters flout the formal and informal rules, either by pretending to play by those rules, or by abandoning them utterly.

Yvonne demonstrates the most strategic touch with the rules at Larkhall.  As was mentioned in the S1E9 essay, Yvonne has no fear of official or established authority, nor much regard for any rulebook.  Throughout this episode, she is quoted the rules at nearly every turn: Dominic opens her cell for morning unlock and reminds her she's supposed to be up and dressed.  Helen goes over the rule book during her entire induction meeting with Yvonne.  And nearly every interaction between Yvonne and Sylvia ends with ineffectual Sylvia sputtering and spouting some rule or other.  But Yvonne has an artfully opportunistic regard for the rules. She distributes her cigarettes to her fellow inmates, in direct violation of the rule prohibiting inmates from giving away their belongings.  She buys Dominic a motorcycle.  But Yvonne's coup is the famous Larkhall Tabernacle Gospel Choir.  She spots a unique loophole in the rulebook which allows prisoners to have guitars as an "in-cell hobby."  She points out this rule to Helen and asks "Does this mean that every prisoner can have a guitar?" to which Helen replies "It means exactly what it says."  Helen doesn't define what that rule says or means: to Helen rules are black and white.  In contrast, to Yvonne, rules are infinitely flexible and creative mechanisms for achieving her own ends.  And so she has 12 guitars delivered through the Vicar (another clever trick), and the members of the Tabernacle Choir begin strumming their off-pitch "Kum-bah-yas" with the express purpose of torturing the officers.

The Tabernacle Choir's success in getting Sylvia to sign the prisoners' petition to end closed visits demonstrates the limits the rules place on the prison officers as well. This idea pervades the episode.  How can Dominic awaken Yvonne when she's got ear plugs in and a face mask on, when he's not permitted to touch the inmates?  And although when Sylvia sees the delivery of the guitars she insists the inmates will receive the guitars "over my dead body," she's actually helpless in the face of Yvonne's strategic game-playing.  The letter of the law says the inmates are allowed to have the guitars, and Sylvia can do nothing to stop it.  The officers' hands are tied by the rules almost as much as the prisoners are confined by them.

Yvonne is not the only inmate with a more intelligent grasp of the rules than the officers.  When Helen brings Nikki into her office (ostensibly to talk about Nikki's upcoming exam), thus ending a period of cold-shoulder treatment following the kiss she shared with Nikki in Nikki's cell, Nikki demonstrates an "acute grasp of official-speak. "She can quote the rules chapter and verse, both the written and unwritten ones, and choose to ignore their precepts when she doesn't agree with them.  She knows Rule 47 prohibits disrespecting the Wing Governor, and when she quotes that rule she plays the role of the rule-breaker.  But more importantly, Nikki knows she didn't really break this rule.  She didn't disrespect the Wing Gov; if anything, she did the opposite, showing Helen deep love and respect in Helen's moment of need.  

Even Helen is aware that Nikki has done what she (or part of her) wanted Nikki to do, no matter what rules might be broken in the process.  She doesn't reprimand Nikki with words like "You will speak and behave towards me in line with prison rules." Instead, she accuses Nikki of "taking advantage"—which is really an emotional breach, not a legal (or illegal) violation. By accusing Nikki of taking advantage, Helen is acknowledging her own violation of the rules; she made herself emotionally vulnerable to Nikki (an inmate) because she trusted her.  Helen never says she didn't want to kiss Nikki. Consciously or unconsciously, she's wanted to break this particular rule that Nikki kindly broke for her.

In this exchange with Nikki, Helen begins to realize the extent to which Nikki will disregard both the written rules, and the implied ones, in order to love and care for her.  Nikki's disregard for the rules arises again when Nikki goes to Monica's cell and finds Monica in a drug-addled state.  Nikki calls in the Julies for reinforcement and then begins her attempt to revive Monica.  Helen walks in on them just after Monica has vomited up the pills, and realizes almost immediately what has occurred.  She's furious at Nikki, mystified as to why Nikki would take such a risk with Monica's life, why she wouldn't call in the prison medical staff, why she wouldn't have used official channels.  Nikki's response floors her: "I did it to protect you."  Nikki knows Helen is vulnerable in her job, and another suicide attempt could mark the end of her term as Wing Governor.

This moment represents a turning point for Helen, unleashing her from the social rules which have bound her.  She tells Sean a convoluted narrative about Nikki trying to kiss her, describing the kiss almost as an assault.  Not only is she lying about what happened (not typical for the moral and upright Helen), but she's also, in a perverse way, confessing to her fiancé that she's involved with someone else.  Later, she breaks up with Sean in full public view in a clothing shop.  She's tried to convince him to go somewhere more private where they can talk, but when he refuses and forces the issue, she forges ahead, nothing stopping her now from liberating herself from this socially-acceptable but emotionally-deadening relationship.

Helen, Yvonne and Nikki are not the only ones who don't allow rules (of any sort) to control their actions.  Monica attempts suicide, breaking that central precept of life which requires that we all keep on living as long as we can.  Later, when she is released on appeal, she gives a moving speech to the press, praising the women she met in Larkhall, and condemning the prison system.  For a woman of Monica's class, this is a strong statement.  She doesn't ignore the press entirely, or speak to them with shame, wanting to put the whole experience behind her.  Fenner, per usual, has no regard for the rules whatsoever.  However, it is significant that his physical attack on Shell is motivated by her flouting of their informal agreement to not turn each other in.  Shell has attempted to assert control over Fenner by disregarding all written rules and unspoken agreements between herself and Fenner.  Shell's tactic contrasts with Yvonne, who controls the officers from within the rulebook—and Shell's tactics are far less successful.  In fact, her action pushes Fenner a step further into more aggressive power enforcement than we've previously seen. Like with Helen and Nikki, one's rule transgression inspires the other's.

And at the conclusion of the episode, Sean also disregards the social rules of behavior, but in a far more destructive manner than even Fenner.  He renounces Helen through his faux self-immolation, creating a symbolic protest of her devotion to her job and the women in the prison.  The symbolism of this moment is incredibly complex, but there is no denying it reflects Sean's anger at Helen's rebellion from the traditional norms which guide the lives of heterosexual woman: get married, have a family, don't care too much about work.  He is trying to punish her for breaking these social norms, the most inviolable rules of all.

(Source de l'analyse :www.badgirlsannex.com )