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(Articles classés dans un ordre chronologique décroissant)

 

1999 - Date exacte inconnue - www.badgirls.co.uk

Interview badgirls Saison 1 (1999)

Helen Stewart est le nouveau gouverneur de l'aile G. Femme attirante et intelligente, elle a été promue très jeune, "trop" jeune pour certains de ses collègues. Une idéaliste qui compatit profondément pour ces femmes dont elle a la charge et qui ont été rudement maltraitées par la vie. Elle est déterminée à apporter du changement dans le système pénitentiaire, pour le faire exécuter fermement mais équitablement. Mais c'est sans compter sur les habitudes ancrées de certains gardiens comme Jim Fenner.

"Simone a son propre idéal du personnage d'Helen. Je pense qu'elle peut avoir la main très lourde parfois. Je pense qu'elle est compatissante, mais elle est aussi très ambitieuse et elle mettra peut être sa carrière au dessus des détenues certaines fois - surement." 

"Helen Stewart est une femme libre, et une de celle qui a une vie remplie en dehors de la prison. Elle vit et est fiancée avec Sean. Je ne pense pas qu'elle n'ait jamais vraiment été impliquée dans ses fiançailles ou dans son mariage éminent mais je ne pense pas qu'elle s'en rende compte jusqu'à ce qu'il soit trop tard. Elle commence à trouver en Nikki Wade, la force et la compréhension qu'elle ne trouve pas en Sean."

Tandis que la série progresse évolue la relation d'Helen avec une des détenues les plus difficiles de Larkhall, et celà a des conséquences imprévues pour le Gouverneur de l'aile G.

Mais pour Simone Lahbib, Helen Stewart a été un bon rôle à jouer. "J'ai pris du plaisir à être Helen. Je pense qu'il y a un peu de moi en elle, mais pas beaucoup. Nous sommes toutes les deux autoritaires, mais je pense que j'ai beauoup plus de plaisir qu'elle n'en a. J'imagine que si Helen allait acheter un CD pour l'écouter dans sa voiture, ce serait une collection de  jazz, alors que j'acheterais quelque chose comme The Propellerheads."

(Source : www.badgirls.co.uk)

 

1er novembre 1998 - DAILY RECORD (Gavin DOHERTY)

SIMONE EN SCENE POUR LE JOCK AND ROLL

(jeux de mots intraduisible, jock signifiant "écossais" dans un langage injurieux)

Elle a été un jour considérée comme trop "chaude" à gérer. Mais maintenant, la torride actrice écossaise Simone Lahbib est de retour pour faire rocker la nation... Avec sexe, drogue et "jock and roll" sur Channel 4, dans la dernière sensation rock qu'est The Young Person's Guide to Becoming a Rock Star. Et quand elle apparaîtra sur les écrans la semaine prochaine, les Ecossais au visage couperosé seront choqués de l'avoir laissé partir...

Simone fit sa pause théatrale en 1985 quand Rikky Fulton la recommande pour un rôle dans The Girl In The Picture, film dans lequel elle apparait aux côtés de John Gordon Sinclair et Gregor Fisher. Mais malgrè des apparitions dans Taggart et Thief Takers, Simone s'est déplacée vers le sud à la recherche de la célébrité, après qu'on lui ait dit qu'elle était trop exotique pour l'Ecosse. La sensationnelle actrice déclare :"Avant que je vienne à Londres, quelqu'un m'a dit :"Vous n'avez pas l'air assez écossaise pour travailler par ici. Vous feriez mieux de partir à Londres." 

Simone est originaire de Stirling et a hérité de l'apparence de sa mère écossaise, Jean et de son père français d'origine algérienne, Joseph. Il a rencontré la maman de Simone alors qu'il était chef cuisinier au Gleneagles Hotel. Son grand-père paternel était le fils d'un cheikh qui signa pour la Légion Etrangère. Donc le goût de Simone pour l'aventure provient bien évidemment de la famille.

Et il y a plein de sensations dans les six semaines de la série qui devrait être un succès auprès des télespectateurs, en grande partie grâce au rôle de Simone qui joue Fiona, la déesse de la musique électronique de Glasgow. La série suit l'ascension de son groupe, Jocks Wa Hey, alors qu'ils bataillent pour la célébrité au travers de leurs excès de sexe et de drogues. "C'est le voyage d'une bande de rockers et ça vous plonge dans un bassin à requins", déclare Simone. "Vous découvrez quelques aspects scabreux du management". 

Pour ajouter au réalisme, il y a des apparitions de guest star comme Noel Gallagher, le mauvais garçon du groupe Oasis et une chanson écrite pour la série par Robbie Williams. Même le vieux leader de Marillion (groupe de rock britannique), Fish apparaît à l'écran dans le rôle de Derek Trout, patron de studio d'enregistrement au regard fou qui est shooté en permanence. "Le personnage de Fish a un gros studio d'enregistrement où nous allons réaliser notre premier album. Nous somme tous inconscients dans sa garçonnière. Il est drogué en permanence". La série se déroule dans la classe ouvrière de Glasgow avec la richesse de sa scène musicale. D 'inévitables comparaisons se font déjà avec Tutti Frutti et The Commitments mais le "drôle de guide pour les jeunes" promet d'être différent. Il s'agit du scénario du talentueux Brian Elsley dont l'adaptation de la saga de la famille Iain Banks "The Craw Road" lui a donné la meilleure série de 1996. Et cette fois, il dissèque le monde du rock des années 90. En même temps, Brian a aligné un ensemble de cinq pièces avec un réel potentiel musical. 

"C'est drôle, plein de vie, plein d'énergie, avec de bons personnages. Et la musique est géniale", explique Simone, dont le personnage est "très fort et vigoureux ". Ses partenaires dans le groupe sont le charismatique Jez (Ciarin McMenamin), le vulgaire" Psycho "Macphail (Duncan Marwick), la bigote Wullie MacBoyne ( Stephen McCole) et la combative Nardone Joe (Nicola Stapleton). Alors qu'ils sont pris sous l'aile du directeur Art Stilson (Forbes Masson), les frictions constantes entre les membres du groupe impliquent que la belle Simone consacre beaucoup de son énergie à essayer de maintenir le groupe ensemble pour obtenir un contrat d'enregistrement. Son personnage est une véritable gageure. "Elle et le groupe se heurtent à un grand nombre de bêtises". 
Ces bêtises incluent la tromperie d'un célèbre chanteur de rock bourré qu'on attire dans une chambre d'hôtel en lui promettant du sexe, pour l'attacher ensuite, nu à la quenouille du lit, et appeler les journalistes en disant : "Envoyer un photographe ici immédiatement!". "Mais il n'y a pas que du divertissement et des jeux. Mon personnage est vraiment affirmé et a un bon sens des affaires ainsi que l'expérience de la scène musicale. Elle est le membre intellectuel du groupe. Son caractère les guide sur leur chemin à travers les eaux infestées de requins."

Pour mémoire, Simone a aussi plongé dans ces eaux troubles. Elle a joué avec Svelte Seduction, un groupe qui avait enregistré une maquette et qui le présentait aux compagnies de disque de Londres. "Je peux vous dire c'était une entreprise difficile", dit-elle. "Mais c'était amusant. Tout les gens que je connaissais à Stirling était dans un groupe."
Actrice formée au ballet, diplômée de la Queen Margaret College d'Edimbourg, à 32 ans, Simone a le sentiment d'avoir payer son dû et obtenu le droit d'être une star. "J'ai fait mon apprentissage. C'est une chose difficile, mais tu dois t'y coller. Tu n'as rien sans rien. Si cela ne fonctionne pas pour toi, et que tu n'es pas satisfait, alors tu dois quitter cette voie". 

Heureusement pour les spectateurs, Simone est heureuse et a pour objectif de rester sur nos écrans pour le plus longtemps possible. Elle a assez confiance en l'avenir pour avoir fait des folies pour une nouvelle maison à Londres.  Elle a déjà joué dans London Bridge, une série télévisée de 26 épisodes diffusée dans la région de Londres. "Je suis parvenue à cette place, où j'ai un peu grandi et et ou j'ai une hypothèque.... Et une nouvelle relation. Il est acteur. Il comprend la colère et les larmes. Je ne veux pas révéler son nom. Il est encore trop tôt dans notre relation, mais jusqu'ici tout va bien. Et ce travail a été super. Le travail est beaucoup plus amusant que le plaisir. Ce qui est génial, c'est que vous ne savez pas ce qui va se produire par la suite. Il y a une faim de prendre des risques, une faim pour tenter quelque chose de nouveau. Tu veux connaître la suite, le prochain défi." Mais ces risques ne sont-ils pas de trop pour la bande restée à la maison? Comment ses soeurs, Nicole et Sophie, et ses frères Mark et Steven vont-il le prendre de voir Simone vivre les excès du rock 'n' roll?
"Il y a un petit peu de sexe, de drogues, d'alcool, mais rien de trop sombre, je l'espère", dit-elle.

(Copyright 1998 Daily Record)

 

19 octobre 1997 - DAILY RECORD (John MILLAR)

Les cours de danse de l'école de ballet ont du aider la beauté écossaise qu'est Simone Lahbib à mettre le bon pied devant quand elle a été transformée en femme d'action de la TV. Simone, trente ans, de Stirling, est la nouvelle recrue dans la série policière d'ITV, Thief Takers (Les Piégeurs).

Simone joue le Détective Constable (Lieutenant de Police) Lucy McCarthy, qui est jetée dans le monde des poursuites en voiture et des fusillades. Et la sexy actrice estime que ses quatre ans d'étude à l'école de ballet fut une super préparation pour le rôle. "J'ai toujours été très physique, ce qui est super pour ce boulot, dit Simone. Il y a beaucoup de course poursuite dans tous les épisodes. Cette semaine, j'étais sur une histoire de poursuite qui inclut la Mafia, les Yakusa et une mère et un enfant que mon personnage doit protéger. C'est un grand plaisir de jouer l'héroïne."

Avant de commencer le tournage de Thief Takers (...), Simone a reçu un entraînement spécial. Un membre de la Flying Squad (branche spéciale de la police criminelle qui enquête notamment sur les vols à mains armée) a donné des leçons à Simone pour agir comme dans une véritable et difficile vie de policier. Et ça signifiait passer des heures sur un stand de tir sous le contrôle d'un instructeur. "J'avais un sentiment mitigé à tenir une arme. D'un côté, c'était excitant et je prenais du plaisir à tirer sur les cibles. Mais je suis aussi consciente de ce qu'une arme peut faire. Nous  travaillions dans des situations contrôlées avec un armurier autour de nous tout le temps, donc c'était très sécurisé."

Tout au long de Thief Takers, Simone use de son accent de Stirling et souligne qu'elle n'a jamais pensé à ne pas parler avec une voix écossaise. "A part une demande spécifique pour un accent différent, je ne vois aucune raison de ne pas parler avec ma voix habituelle", dit-elle. Bien qu'elle ait eu un grand plaisir à jouer un membre d'une force de police d'élite, Simone n'imagine pas que c'est un travail qu'elle pourrait faire pour de vrai. Elle confesse :"Je ne pourrais jamais me voir autrement qu'en actrice. Le grand avantage de prétendre être une femme appartenant à la police, c'est que personne n'est jamais blessé."

Malgré son succès à Londres, Simone adore encore retourner dans sa maison de Stirling. "Je vais à la maison à chaque fois que je peux. Stirling est un si bel endroit. En seulement quelques minutes, tu peux être en plein milieu de la campagne." Le nom aux sonorités exotiques de Simone est le résultat d'une mère écossaise et d'un père français. "Je suis le produit de la Vieille Alliance (base des relations entre l'Ecosse et la France datant du 13ème siècle). Et oui, je parle français, bien que je sois un peu rouillée maintenant", déclare-t-elle. Simone fut atteinte par le virus de l'actrice après avoir eu un petit rôle dans The Girl In The Picture (avec John Gordon Sinclair). Récemment, elle est apparue dans le film The Witch's Daughter et elle était aussi déshabillée pour une version sur les planches de L'Amant de Lady Chatterley.

Et Simone a fait un impact énorme en jouant une victime de viol dans le soap London Bridge. "C'était un travail brillant et j'en ai tiré beaucoup d'expérience." Dans l'épisode d'ouverture de Thief Thakers, l'équipe est en plein chaos après le meurtre de la femme de leur patron. Et le personnage de Simone commence à se demander si elle a fait le bon choix de carrière.

Mais de la façon dont se déroule les choses dans la vraie vie, elle est bien dans sa route vers les sommets.

(Article original : Copyright 1997 Daily Record)

Sujet connexe : The Thief Takers

 

19 mai 1996 - SUNDAY MAIL (Gavin DOHERTY)

C'est Lady Chatterley comme vous ne l'aviez jamais vu... pas une rose anglaise languissante, mais une vive fille d'Ecosse. "Peu de gens réalisent que Connie dans L'Amant de Lady Chatterley est la fille d'un aristocrate écossais", déclare Simone Lahbib.
La sexy actrice utilise son accent natal et son fantastique regard pour ravir le public du théatre de Londres. "Aux auditions, je leur ai dit que je voulais utiliser mon propre accent, déclare-t-elle. Je disais : "Réalisez vous qu'elle est écossaise?"
Simone suit les traces de Sylvia Krystel, la star d'Emmanuelle, qui commença sa carrière dans la version cinéma de Lady Chatterley, et dans ceux de Joely Richardson qui était aux côtés de Sean Bean dans une production télévisée réalisée par Ken Russell.

Il y a une bonne volonté, en avant de la sexualité, dans l'approche de Simone pour jouer le personnage de l'infâme nouvelle de D.H Lawrence au petit Cockpit Theatre de Marylebone. "Il y a une scène où Connie enlève ses vêtements pour regarder son corps devant le miroir, et je pense que c'est une image puissante. Si je me tenais là bas en sous-vêtements, cela n'aurait pas le même effet. C'est comme si vous aviez quelques chose à cacher. C'est beaucoup plus vulnérable - et beau - de retirer tous ses vêtements et de se tenir totalement offerte aux yeux du public."
"Si le réalisateur avait été un réalisateur mâle, insensible et autoritaire, je n'aurais pas fait cette pièce. Mais, c'est une femme, Clare Davidson. Je me suis rendue compte en la rencontrant, qu'elle était très ouverte, très chaleureuse et très sensée. Et elle écoutait et était très excitée par mes idées à propos de la pièce."
"Les autres acteurs disaient que nous devrions avoir une répétition où nous pourrions nous déshabiller pour que personne ne se sente inhibé. Cela m'a fait sourire et j'ai pensé "Oh que c'est gentil de leur part de dire ça".
Lorsque sont arrivées les scènes de nues avec Mellors, joué par Peter Tate, Simone voulait que ça se passe petit à petit, si bien qu'ils n'étaient pas soudainement débarrassés de leurs vêtements. "De la façon dont on l'a fait, il n'y avait  rien d'offensant. Tout a été fait avec sensibilité. Quand vous nous voyez nus, nous courrons sous la pluie et c'est très facile à regarder. Et quand nous simulons des scènes de sexe, je suis totalement habillée".

Actrice qui a étudié le ballet, Simone fit sa pause théatrale en 1985 quand Rikky Fulton la recommanda pour un rôle dans The Girl in the Picture, film dans lequel il apparait aux côtés de John Gordon Sinclair et Gregor Fisher. Après avoir été diplômée du Queen Margaret College d'Edimbourg, elle apparait dans des séries dramatiques comme Taggart.
L'année dernière, elle déménage pour le sud, et dans London Bridge, une série dramatique de 26 épisodes diffusée dans la région londonienne, elle joue une jeune écossaise qui s'échappe à Londres et se retrouve traquée par un inconnu.

La maman de Simone, Jean, est née à Stirling. Son père, d'origine française fut chef cuisinier à l'hôtel Gleneagles. Son grand-père paternel était le fils d'un cheikh, qui s'engagea dans la Légion Etrangère.
Simone est l'aînée d'une fraterie de cinq enfants. Elle dit qu'elle n'a pas le temps pour se marier ou avoir des enfants. "Mes soeurs le font pour moi, blague-t-elle. Nicole a un enfant et Sophie est marié et en à trois. Et j'ai deux frères, Mark et Steven. Je suis mariée à mon métier. Je n'ai jamais rencontré un homme avec qui je voulais me marier. Je n'en suis pas encore là".
Quand elle endosse un rôle, Simone s'immerge totalement dedans et refuse de sortir. "Je téléphone à tous mes amis pour leur dire "Ecoute, je ne vais pas être disponible pendant plusieurs semaines et je te verrais après tout ça". Ils comprennent parfaitement". 
Simone a le mal du pays. "Braveheart a de quoi vous dire pourquoi. Un film international, et tout le monde veut vivre ici."

(Article original : COPYRIGHT - 1996 Scottish Daily Record & Sunday)

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3 février 1996 - SUNDAY MIRROR (Lucy BERRINGTON)

POUR SIMONE LAHBIB, LA STAR DE LONDON BRIDGE, L'ART EST LE MIROIR INCONFORTABLE DE LA VIE

Très propre, très "années 90". Dans le premier épisode de London Bridge, une série télévisée dramatique de 26 épisodes, une jeune femme en escapade à Londres et à la recherche de son indépendance, se retrouve poursuivie par un agresseur. 

Une série sous influence ? Pas vraiment. D'abord parce que l'histoire fut écrite, tournée et emballée avant que les agresseurs de Madonna et de la Princesse Royale fassent la Une des actualités.  Ensuite, parce que la jeune et chic actrice qui joue cette jeune et chic victime a elle-même survécu à une agression. Une vraie. C'était l'été dernier, au petit matin dans une rue de Londres. "Je marchais pour rejoindre la maison d'un ami et je me suis rendue compte que quelqu'un était derrière moi", déclare Simone Lahbib, la femme fatale de la série. 

Glamoureusement drappée sous un confortable échaffaudage pour le photographe, elle se démèle les cheveux et revient au sujet en continuant d'une voix claire adoucie par son accent écossais. "J'ai fait l'erreur de regarder derrière moi - j'avais espéré qu'il traverserait la rue, mais je pense que c'est à ce moment là qu'il a décidé de me suivre. Il m'a suivi jusqu'à la porte d'entrée, s'est agrippé à mes vêtements en disant "je veux du sexe, je veux du sexe", et a remonté ma jupe jusqu'à ma taille. Je luttais et j'ai réussi à déclencher la sonnette de la porte ce qui le fit faire demi-tour. Il est reparti en marchant et avec le sourire".  La police est arrivée à 8h du matin, l'agresseur avait amplement eu le temps de filer et la déclaration de Simone fut peine perdue. 

Quand Simone est arrivée pour jouer Mary O'Connor, le rôle principal de London Bridge, son harceleur est rapidement devenu le pain quotidien des télespectateurs et des émissions nocturnes à ligne ouverte. 
La série est parfois décrite comme un "soap pour jeune cadre dynamique" (si vous voulez donner une crise d'apoplexie aux producteurs) et comme une série dramatique à petit budjet  - description retenue par la plupart des chaînes de TV régionales. Carlton's London Bridge commence dans 15 jours et on attend beaucoup de cette série - à juste titre - pour qu'elle soit plus intéressante que son étiquette le laisse annoncer ; en dépit du fait que ses scénaristes et ses "stars" soient nouvelles à la TV. 

Simone Lahbib, 30 ans, a décroché London Bridge à son premier casting après être venue d'Ecosse pour Londres, l'été dernier. Elle parle si calmement de son agression et de son impact qu'on peux suspecter plus que quelques similitudes entre elle et Mademoiselle O'Connor. "Elle est admirable", murmure Simone à propos de son homologue à l'écran.
Simone a joué l'histoire avec une intense émotion, se référant à sa propre expérience, cette nuit là, devant la porte d'entrée de son ami. 
"J'ai trois amies qui ont été violées. L'une par un parent durant son enfance, une autre par un collègue", confie-t-elle. "Une autre l'a été par un colocataire. Ensuite, alors qu'elle déménageait, elle a dû rester à l'appartement une ou deux nuits pensant à cet homme qui était absent. Elle a mis l'armoire contre la porte, mais a entendu quelqu'un essayer d'ouvrir la poignée au milieu de la nuit. Quelques mois plus tard, à une soirée, encore traumatisée, elle a rencontré un groupe de soutien de femmes, et un par un, ils ont tous eu une histoire à raconter, une agression ou un viol ou toute autre forme de violence." 

Simone est consciente que, dans cette "Ere du rôdeur", la célébrité accroît la vulnérabilité. "J'ai entendu dire qu'Anna Friel (Brookside) a eu beaucoup de problèmes avec des lettres étranges et inquiétantes, et se sentait très peu soutenue par la compagnie de télévision", dit-elle en fronçant les sourcils. Simone, qui est célibataire et qui partage un appartement dans le nord de Londres avec un(e) ami(e), soigne sa vie privée. 

Ni ses difficultés, ni celles de Mary, ont mis fin au harcèlement sexuel. L'intimidation au travail remplit un autre morceau du journal intime de Mary O'Connor. Dans le cas de Simone, le coupable est un manager de théâtre quand elle était dans la pantomime. "Il m'a harcelé dès le premier jour. Il m'insultait et me chassait avec les poings levés. J'étais sur le point d'appeler mon agent et de lui dire:" Libérez-moi de ce travail ". Le tyran s'est excusé mais pas avant que Simone ai consulté l'Equity (Association d'acteurs) et ai été avertie que le syndicat avait une encyclopédie de plaintes contre cet homme. 

"Ici se termine les similitudes avec Marie", dit Simone . "Je suis beaucoup plus protégée qu'elle. J'ai un meilleur système de soutien et je suis bien plus aimée. Elle est solitaire, elle a quitté sa vie d'avant." 

Simone est l'aînée de cinq enfants, leur père français, éminent chef dont le nom inhabituel est le résultat d'une erreur datant du jour où son grand-père algérien, le fils d'un cheikh, s'est inscrit à la Légion Etrangère Française. "Son nom était Hahbib Maddani, et en remplissant ses papiers, Hahbib est devenu Lahbib, le nom sur mon certificat de naissance." 

Simone soupçonne que le gène du drame soit un héritage de sa mère, artiste et poète. "Le poseur (personne qui prétend être ce qu'elle n'est pas NDHA)", dit-elle en riant, a toujours été en elle. Quand j'avais six ans, aux courses de l'école primaire, tout le monde était en ligne pour « À vos marques, prêts, partez ». Ma famille a une photo avec une lignée d'enfants en train de courir, et je me tiens juste là, souriant à l'appareil photo. Je n'avais même pas démarré. "

(Article original : COPYRIGHT 1996 Sunday Mirror)

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