Avertissement : Les traductions françaises de l'ensemble des articles que vous trouverez sur ce site sont personnelles. Merci de respecter mon travail si vous voulez réutiliser ces traductions pour vos propres créations.

13 octobre 2009 - SCOTTISH SUN (Yvonne BOLOURI)

La sensuelle Simone Lahbib eut un tel impact en tant qu'Helen Stewart, lesbienne dans Bad Girls, que les fans se bagarrent sur le web pour des copies d'un livre de recettes de cuisine avec son autographe.

Simone a secoué la communauté lesbienne lors de son premier succès sur les écrans en 1999 dans le rôle d'une directrice de prison lesbienne.

Maintenant, les fans à travers le monde dépensent une fortune pour acheter le livre de recettes de bienfaisance parce qu'il est signé par l'actrice de 44 ans. Un fan australien a déboursé la prodigieuse somme de 320 £ pour le livre de cuisine calédonienne - en dépit du fait qu'il en coûte seulement dans les magasins.
Un fan britannique a versé 150 £ sur eBay, tandis que un fan américain a payé 160 £ pour une photo dédicacée.

Simone dit: "J'ai été étonnée quand j'ai entendu cela.C'est le dixième anniversaire de Bad Girls et je ne sais pas où le temps a passé sur Terre."

Simone s'est impliquée dans cette action après qu'un couple de Glasgow, Kenny et Julie Munro, lui ai demandé son plat préféré. Ils ont crée le livre de recettes de cuisine pour réunir des fonds contre la myopathie de Duchenne, maladie dont souffre leur fils Ross souffre. "Ils m'ont demandé pour une recette et ça a fait fait boule de neige à partir de là. Ma recette est un dessert au chocolat. Mon père était chef de cuisine à Gleneagles, et il a toujours encouragé l'amour de la nourriture. Je suis très heureuse d'être une aide pour eux."

Simone a signé des livres et des photos pour les ventes aux enchères en ligne pour recueillir plus de fonds pour la lutte contre la myopathie de Duchenne. "La myopathie de Duchenne est terrible. Le petits-fils de l'actrice Eileen McCallum en souffre également." Environ 100 garçons sont diagnostiqués chaque année avec cette maladie au Royaume-Uni. Elle est mortelle et incurable.

"À l'heure actuelle, il y a un jeune membre de ma famille qui se bat contre le cancer (Eilidh Brown, aujourd'hui décédée- NDHA). Et le père de mon mari est décédé d'un cancer du poumon au début de l'année - alors je suis très consciente de la fragilité de la vie."

Kenny Munro a lancé le livre de recettes de cuisine calédonienne en août. Il a déclaré : "Simone a été géniale. Trois livres signés et des photos dédicacées ont été offerts en échange de dons à l'action de Duchenne. Les trois premiers dons ont été de 320 £ en provenance d'Australie, 152 £ de France et de 150 £ à partir du Royaume-Uni. J'ai reçu plus de 20 offres à partir du Royaume-Uni, France, Australie, Canada, Brésil et beaucoup des Etats-Unis. Pour les garçons comme Ross, nous en serons éternellement reconnaissants."

Pendant ce temps, Simone vient de terminer un film écrit et réalisé par son mari l'acteur Raffaello Degruttola, 37 ans. "Notre fille Skye est dedans également. Elle n'a que quatre ans et elle n'a jamais rien fait de tel auparavant. Elle a adoré ça. Je suis heureuse d'aider Kenny. Skye est une fille active et en bonne santé, et je sais combien nous avons de la chance."

(Copyright 2009 Scottish Sun)

 

7 septembre 2009 - SCOTTISH HERALD

Ma santé : Simone Lahbib, actrice et contributrice d'un livre de recettes

"Le père de mon est mari décédé d'un cancer du poumon au début de l'année et nous avons un autre membre de la famille qui vit avec le cancer. Quand des gens que vous connaissez tombent malades, vous devenez plus à l'écoute des problèmes de santé. Nous mangeons assez sainement - beaucoup de poisson, de poulet, de riz et de légumes - mais nous aimons toujours nos petits plaisirs. J'ai choisi un dessert au chocolat pour ma contribution au livre de recettes de cuisine calédonienne. Ca m'est venu lors d'une période où je faisais beaucoup de pâtisseries. J'avais fait une tarte au citron meringuée à partir de rien et elle était parfaite. Cela m'a motivé pour réaliser et expérimenter beaucoup de desserts, et ce n'est que lorsque j'ai réalisé que mon tour de taille était en train d'augmenter que j'ai tout arrêté. Mon père était chef cuisinier à Gleneagles, et il a nous a toujours encouragés à aimer la nourriture.

Ayant une petite fille de presque quatre ans, je suis très active avec elle la plupart du temps. J'étais moi même une enfant active : je suis allée à l'école de ballet avant d'aller à l'école de théâtre, si bien que mon corps n'aime pas être inactif. Mon mari fait beaucoup de vélo - il a récemment été de Londres à Paris - et il joue au football.

J'espère encore avoir un deuxième enfant alors j'essaie de ne pas boire beaucoup d'alcool. Vous pouvez prendre l'habitude de prendre un verre de vin à chaque repas et celà s'additionne.

Je suis surtout très décontractée, mais il y a des types de stress dont je me rends compte que j'aime complètement. J'ai fait une lecture récemment et je n'avais pas été sur scène depuis six ans. Je sentais l'adrénaline passer dans mon corps et j'ai vraiment apprécié celà. Lorsque vous jouer votre rôle de maman, il n'y a pas beaucoup d'adrénaline.

Depuis que ma fille est entrée dans notre vie, je n'ai pas eu une seule nuit complète de sommeil. Elle commence sa nuit dans son propre lit, puis vient dans le notre lit à 2h. C'est quelque chose avec laquelle vous apprenez à vivre."

La Cuisine Calédonienne est un livre de recettes réalisé pour aider l'Action Duchenne, organisme de charité pour les malades souffrants de la dystrophie musculaire de Duchenne. Il est disponible pour 12 £ (www.actionduchenne.org)

(Copyright 2009 Scottish Herald)

 

2009- Date exacte inconnue - ITV Télévisée (Helen JAMES)

Il y a 10 ans, BadGirls était diffusée pour la première fois au Royaume Uni. Helen James a récemment réalisé un entretien avec Simone Lahbib pour parler de l'impact de la relation Helen-Nikki (et d'un possible retour) dix ans après ses débuts modestes.

Vidéos disponibles sur youtube :

Partie 1 : Simone et les 10 ans de BadGirls
Partie 2 : Simone et Wire In The Blood

 

Extraits :

Helen James: Etes vous fière d'avoir fait partie de quelque chose de révolutionnaire ?

Simone Lahbib: Très fière. Très fière. Je pense qu'ils ont fait un excellent travail d'écriture. Je pense que l'une des raisons pour laquelle les femmes spécialement, ont réagi à BadGirls est que cette série explore un grand nombre de questionnements de femmes, et vous savez, beaucoup de questionnements de femmes qui étaient plutôt tabou. Je pense que l'histoire d'Helen et Nikki fut la plus longue relation lesbienne traitée à la télévision.

Helen James: Tout le monde attendait. Tout le monde voulait qu'elles soient ensemble. C'était quelque chose de tout à fait émotionnel. Etiez-vous nerveuse de tourner cette scène finale, sachant que tout le monde était désireux de vous voir ensemble?
Simone Lahbib: Non. Non, c'était merveilleux de faire cette scène parce que j'imaginais, comme le téléspectateur, que vous désiriez une fin heureuse pour ces deux personnages. Vous vouliez juste tellement ça. J'étais vraiment heureuse que ça se termine comme ça. C'était en partie pour celà que j'avais décidé de tourner la troisième saison... Quand on a discuté avec la production et qu'ils nous ont dit ça, vous savais, c'était leur plan, j'ai su que je devais mener celà à bien.

Helen James: Avez vous un côté autoritaire ?
Simone Lahbib: J'ai un côté autoritaire.

Helen James: S'ils voulaient reprendre la série 10 ans plus tard, le feriez-vous ?
Simone Lahbib: On m'a demandé plusieurs fois celà au fil des ans, et je ne serais certainement pas opposée à le faire. Si nous nous asseyions et qu'on y réfléchit vraiment. Parce qu'il y a tant d'espoir à ce sujet, tu n'as pas envie de te tromper. Donc, si elle était bien conçue et que Mandana soit heureuse de le faire ainsi, alors oui, peut-être.

Extraits originaux de l'interview :

Helen James: Are you proud of being a part of something so groundbreaking?

Simone Lahbib: Very proud. Very proud. I think they did a great job in the writing. I think one of the reasons women, especially, respond to Bad Girls is that they really explored a lot of women's issues, and you know, a lot of women's issues that were slightly taboo. I think the Helen and Nikki storyline was the longest-explored lesbian relationship on TV.

Helen James: Everyone was waiting. Everyone wanted [Helen and Nikki] to be together. It was quite an emotional thing. Was it nervous for you, doing that final scene, knowing everyone was wanting to see you together?
Simone Lahbib: No. No, it was wonderful to do that scene because I imagined, as a viewer, that you wanted a happy ending for these two people. You just wanted that so much. I was really pleased that they had that in the end. It was partly why I decided to go with the third series ... When we spoke together with Shed [Productions] and they said that, you know, that was there plan, I knew I had to see it through.

Helen James: Do you have a bossy side, then?
Simone Lahbib: I do have a bossy side.

Helen James: If they wanted to bring it back, would you do another series, ten years later?
Simone Lahbib: Um, I've been asked that a few times over the years, and I certainly wouldn't be opposed to doing that. You know, if we sat down and really thought it through. The things is, because there's so much expectation about that, you wouldn't want to get it wrong. So, if it was well-devised and Mandana was happy to do it as well, then yeah, possibly.

(Copyright Helen James Productions Ltd 2009)

(Retranscription : www.afterellen.com )

 

7 septembre 2008 - SUNDAY MAIL (Steve Hendry)

Simone Lahbib, la star de WITB a révélé que sa co-star Robson Green avait un rival pour son travail : sa maman ... Jean.

L'actrice revient sur les écrans le vendredi sur ITV1 dans le drame policier et sanglant fondé sur les romans de Val McDermid. Son personnage, maman célibataire et enquêtrice de police Alex Fielding, aidée par le psychologue clinicien le Dr Tony Hill, traque les tueurs en série. Mais Simone, 43 ans, estime que Jean, sa maman, qui l'aide à apprendre ses lignes, pourrait demander un peu de l'argent de Robson. "Ma mère est mon consultant chef en script et m'aide activement pour mes dialogues. Elle me fait rire car elle va jouer le personnage de Robson et le lendemain elle va demander: "Alors, comment Robson l'a t il joué ? A-t-il fait comme moi ?" "Il y a des moments où les dialogues sont très vulgaires ou à orientation sexuelle et dans ce cas elle dit qu'elle a eut une autre éducation que celle ci, mais il ya une étincelle dans son regard quand elle dit quelque chose de vilain."

Simone, qui a connu la célébrité avec A Young Person's Guide to Being a Rock Star et Bad Girls, a passé quatre mois en tournage pour la nouvelle série de WITB. Elle est arrivée dans le nord-est de l'Angleterre avec son entourage (l'acteur Raffaello Degruttola son mari, leur fille Skye, sa maman Jean et son père Joseph, qui a pris sa retraite de Chef Cuisinier). Elle a plaisanté en disant: "Nous sommes comme un cirque ambulant. J'ai besoin d'une remorque qui soit assez grande pour toute la famille. C'est fantastique que Skye soit quatre mois consécutifs par an avec ses grands-parents. J'ai toujours remarqué une telle différence en elle. Ma mère a une formation de professeurs des écoles maternelles et elle est très brillante pour passer des heures à peindre dessiner et chanter. Mon père est génial avec elle aussi. C'est comme avoir un chef à bord, c'est comme à Hollywood ! C'est difficile pour mon mari. Nous essayons de faire en sorte que seulement l'un d'entre nous travaille à un moment donné pour que l'autre parent soit toujours là. De ce point de vue, c'est un peu frustrant d'être déracinés de chez nous à Londres et de ne pas être en mesure de pouvoir travailler. Mais il aime passer du temps avec Skye et parce que mes parents sont là, il est libre de retourner à Londres quand il en a besoin. Je ne pouvais pas rêver d'une situation plus parfaite. Nous sommes une famille occupée mais une famille qui préserve son bonheur et qui est en mesure de faire face aux plus sombres aspects de la série, qui plonge dans la psyché la plus sombre de la nature humaine".

Le premier épisode commence par la découverte d'un corps démembré dans une valise qui semble être le résultat d'un crime d'honneur. Mais celà dégénère vite en un sinistre cas de sadomasochisme extrême et de cannibalisme. "Un tueur cannibal ampute des parties de ces victimes et les mange. C'est horrible, mais on ne réagit pas comme on pourrait penser. Plutôt que d'être horrifié par un corps allongé sur une dalle, vous êtes intrigué. S'il s'agit d'une prothèse mannequin, lorsque le corps est censé être détérioré ou sauvagement torturé, il est étonnant de voir ce que les artistes peuvent faire. D'autres fois, il s'agit d'acteurs et vous êtes plus concerné. Sont ils installés confortablement ? Ont ils assez chaud ? La seule fois où j'ai été secouée, c'est à propos d'une histoire sur les enfants, qui touchait mon personnage, Alex. C'est une maman comme moi et j'ai ressenti son trouble. Mais regarder WITB ne vous rend pas plus paranoïaque que de regarder les actualités. Je sais que tout ça est de la fiction et je sais ranger ça dans une boite dans un coin de ma tête. C'est alors que vous regardez les actualités et là le couvercle de la boite se détache parce que vous voyez que des choses horribles se produisent".

Bien que ce ne soit pas dans la même catégorie que WITB, Simone a vécu une désagréable expérience quand quelqu'un a volé son identité sur Facebook, entrant en contact avec ses amis et se faisant passer pour elle. "J'étais très en colère parce que je n'avais pas de pouvoir sur cette personne. Ce faux profil a maintenant été enlevé de Facebook."
Lorsque WITB commencera, Simone sera au Curzon Theatre à Londres pour la première de Ark. Elle apparait dans le court-métrage, qui a déjà été montré au Palm Springs International Shortfest, avec son mari. Ils ont déjà travaillé ensemble avant sur un autre court-métrage écrit par Raffaello intitulé Call Me, et celà lui à donné matière à réflexion. Elle a plaisanté en disant: "Vous pensez que vous ne m'avez jamais parlé comme ça dans la vraie vie, vous en voulez plus ". Simone a également participé au court-métrage, Zip 'n' Zoo, avec John Hannah, qui sera en tournée dans les Highlands où il a été filmé et elle a rejoint une agence de voix off (doublage...).

Mais tourner sera toujours son deuxième rôle après celui de maman. "Je ne suis pas très ambitieuse. Je suis très familiale. Cette attitude fonctionne bien pour moi. Je suis décontractée mais je travaille dur quand je dois travailler. Il y a quelque chose de très excitant... Je ne peux pas en parler encore, mais indépendamment de cela, et à part la première de Ark, je n'ai rien d'autre de prévu. Pour être honnête, j'aimerais d'autres enfants. Ce n'est pas encore arrivé, mais j'espère toujours".

(Copyright 2008 Sunday Mail)

 

2008-08-24- SUNDAY TIMES (Richard WILSON)

Usurpation d'identité de Simone sur Facebook : les auteurs démasqués

Simone Lahib et d'autres célébrités se sont rendus compte que leurs identités avaient été usurpées par des imposteurs utilisant de faux profils sur Facebook (site Web de réseau social type MSN destiné à rassembler des personnes proches ou inconnues, en priorité dans les pays anglophones NDHA.)

Quand Simone Lahbib s'est retrouvée face à face avec elle-même sur Facebook, elle a été horrifiée par ce qu'elle a trouvé.

La page en son nom contenait certaines données personnelles de l'actrice, mais aussi des photographies de ses amis qui les avaient envoyées. Le site, mis en place par un imposteur, a suffisamment été réaliste pour tromper même ceux qui la connaissent bien. "Je ne sais même pas comment décrire ce que je ressens, mais je pense que c'est pire pour les personnes qui ont été trompées en pensant qu'ils communiquaient avec moi."

Faisant l'objet d'un grand culte de fans depuis son rôle de gardien de prison bisexuelle dans Bad Girls, Lahbib comprend la nature de la célébrité et l'attention et le contrôle qui en résultent. Pourtant, elle reste secouée par la vulnérabilité qu'elle ressent.
Un inconnu est entré dans son cercle social, s'immergeant dans sa vie. Quand elle a appris l'existence de cet imposteur et le préjudice potentiel qu'il pourrait avoir porté, elle tremblait, glacée par la peur de ce qui aurait pu arriver. "Je suis devenue de plus en plus troublée par cette affaire. Cette personne a pris contact avec mes amis. Ils m'ont dit que cette personne les avait trouvés sur Facebook et ajouté à leur liste comme des amis. C'est cette chose de ne pas savoir ce qui a été dit, comment ils se sont comportés eux-mêmes... C'est très désagréable et je suis très en colère à ce sujet. Je peux seulement entrer en contact avec mes amis et leur dire que je suis vraiment désolée, mais je ne peux pas avec les autres personnes. Je m'occuperais de celà aussi vite que possible mais j'espère qu'ils ne se sentent pas idiots ou stupides, ou quoi que ce soit de pire".

Malgré l'envoi d'emails pour se plaindre du faux profil sur Facebook, il a fallu plusieurs semaines à Lahbib pour obtenir son retrait, période au cours de laquelle elle s'est inquiétée du fait que ses amis pouvaient être en conversation avec cet imposteur se faisant passer pour elle.
Même maintenant, elle estime que le site n'a pas réagi assez rapidement pour faire face à la situation, et elle ne connait toujours pas l'identité de son imposteur. "J'aime à penser que Facebook puisse trouver cette personne et qu'ils seront assez impliqués pour le faire, qu'il y aura une sorte de recours", ajoute-t-elle. "C'est un type de fraude non ? " La facilité avec laquelle un faux profil peut être créé, est éloquente. Il en va de même de la difficulté pour le site de différencier une véritable identité d'une totalement fabriquée. Les libertés procurées par Internet sont aussi des vulnérabilités et l'accessibilité de Facebook représente un terrain propice pour l'obsession grandissante vis à vis de la célébrité. Sur l'internet, l'imagination et la vie réelle peuvent fusionner.

"J'ai environ 99% de très bonnes expériences avec les fans", explique Lahbib. "Vous ne pouvez pas savoir combien les gens peuvent être adorables. Des cadeaux, des personnes qui pensent à votre anniversaire avec des cartes, ou à celui de Skye, des gestes adorables... J'ai eu peu de mauvaises expériences, et en général ce sont juste des fans moins zèlés qui se laisser emporter, pour pouvoir me toucher ou ce genre de chose, et en définitive il n'y avait rien de grave".

(Copyright 2008 Sunday Times)

 

2008-08- Interview dossier de presse WITB Saison 6

"Alex complète très bien le caractère de Tony, ils ont des compétences très différentes et des lacunes chacun de leur côté. Elle est pragmatique, pratique et travaille selon les règles, bien que personnelement, elle lutte avec certaines choses. Il est très intelligent et socialement maladroit, mais il est à l'aise avec lui-même et est capable de sortir des sentiers battus. Alex a une grande qualité d'écoute et l'attention qu'elle porte sur Tony quand celui ci réfléchit à haute voix leur permet d'assembler des choses ensemble, et aide le public à comprendre ce qui se passe. Alex pose les questions que le public se pose sans doute. Il y a beaucoup d'informations dans les dialogues qu'Alex nous permet de saisir. Ceci en plus de tous les indices et accessoires visuels qui sont vitaux pour la clarté de l'histoire. "

Simone déclare qu'elle est proche du caractère d'Alex, une bonne professionnelle et une bonne mère."Je peux bien me glisser dans le personnage d'Alex maintenant. Vous voyez les 2 côtés de sa personnalité : le côté sévère qu'elle a acquis pour l'aider à maintenir sa position dans son travail, et le côté vulnérable à la maison. A la maison, elle lutte pour tenir l'équilibre entre travail et vie de famille et elle n'a pas de compagnon vers qui se tourner lorsque des problèmes se posent. Comme Alex, j'ai un côté autoritaire, peut-être du fait que j'étais l'ainée. Bien que j'essaie fermement de ne pas trop l'être. Ce n'est pas quelque chose qui permet à quelqu'un d'être très populaire. Bien que ce trait de caractère eut été bienvenu dans le passé pour enseigner ou pour jouer des personnages comme Alex. Il est intéressant pour moi que le talon d'Achille d'Alex soit les enfants. Dans une scène, une prostituée est tuée et laisse un enfant orphelin. Alex est très intéressée de savoir quel âge a l'enfant et réprimande Kevin de ne pas l'avoir demandé. C'est un peu déraisonnable de sa part, mais c'est dans ce domaine où elle trouve son travail difficile. En tant que mère, c'est quelque chose à laquelle j'adhère complètement." Simone ajoute: "Il y a des aspects de votre personnalité dans tous les caractères que vous jouez. Vous tirez sur différentes parties de vous-même quand elles sont appropriées et vous utilisez votre expérience et votre imagination pour trouver les choses qui sont à l'opposé de vous. Une grande différence entre Alex et moi, c'est qu'elle est seule chez elle, alors que j'ai un bon soutien familial. "

Une fois de plus, Simone a emmené sa fille Skye avec elle à Newcastle, alors qu'elle était en tournage de la série.
"Ces jours là, c'était comme faire partie d'un cirque ambulant, et je suis très reconnaissante envers Coastal Productions d'avoir été aussi généreux pour m'avoir aidé à concilier travail et famille. Ils ont eut la maison une semaine avnt le début du tournage pour que je puisse y installer Skye et passer le relai à ma mère. Cette fois, mon père est venu, ça a été génial. C'est un Chef Cuisinier et je me sentais comme une de ces stars d'Hollywood qui a sa propre cuisine. Papa a été très attentif pour s'assurer que j'avais un bon équilibre alimentaire et ma mère s'occupait de toutes les taches domestiques tout en prenant soin de l'enfant - comme on dit généralement, ça ne pouvait pas être plus parfait."

Simone est heureuse du nouveau format de quatre épisodes scindés en deux parties chacun. "C'est une bonne chose de s'attarder sur une histoire, pour approfondir le travail", dit-elle.
"Le premier épisode est très fort avec pour sujet un tueur cannibale qui ampute et mange des parties de ses victimes. C'est horrible, mais à l'écran, la façon dont je dois réagir dépend de la façon dont est impliqué émotionnellement mon personnage, et ce à chaque instant. J'imagine que de vrais policiers auraient su se retirer à temps pour faire leur travail correctement. Mais Alex est tout en émotion et elle est souvent affectée par son travail. Donc, je dois l'être aussi, au moins tant que les caméras tournent. Hors caméra, c'est une tout autre chose. Je suis toujours en train de chercher des prothèses et du maquillage et à penser à l'excellent travail que les gens du plateau ont réalisé, ou bien je m'assure que l'artiste qui joue le mort se sent bien et n'a pas trop froid".

"Comme toujours, il y a beaucoup de rires sur le plateau, trop... Robson est toujours en train de me faire rire et nous avons maintenant Michael Smiley. Il est hilarant. Et Marc et Emma sont des gens charmants, nous sommes devenus de bons amis au cours des trois années, nous avons tous travaillé ensemble".

Alex est le troisième rôle de flic de Simone, après Thief Thakers et Fallen, et c'est du à son intérêt pour le système de justice pénale.
"Même si c'est seulement par le biais d'une série télé dramatique, vous finissez par acquérir une certaine quantité d'informations et quand ces questions reviennent dans l'actualité, vous avez une toute autre mentalité. La criminalité par armes blanches est très préoccupante. Ainsi, de nombreux jeunes innocents se font prendre ainsi, et pas seulement ceux à la recherche d'ennuis. Vous voulez juste protéger vos enfants de ça. Je suis ravie qu'on se focalise beaucoup sur ce sujet en ce moment car ça vous rend plus vigilant, ce que vous devenez de toute façon lorsque vous devenez parent. Je suis toujours à la recherche d'informations et en train d'évaluer la dangerosité des choses. "

Après la dernière saison de WITB, Simone est retournée en Écosse pour tourner un court-métrage avec John Hannah, intitulé Zip 'n' Zoo.
"C'est un petit film magnifique et nous l'avons tourné dans le nord de l'Ecosse dans un endroit appelé Drumbeg, au-delà d'Inverness. Nous avons fait quelques plans à la maison du réalisateur en face d'un beau loch et lorsque John apprenait le violon, les phoques sont venu écouter. C'était très beau, et j'aurais pu y travailler pour beaucoup plus longtemps".

 

8 juillet 2007 - ITV (Auteur inconnu)

Mère d'une petite fille, Simone Lahbib aurait du mal à faire face à la vie cauchemardesque d'Alex Fielding. "Bien que nous soyons toutes les 2 des mamans ayant des emplois du temps chargés, nos vies sont très différentes et la mienne est tellement facile par rapport à celle d'Alex" dit-elle.
"Je ne peux pas imaginer le stress perpétuel d'une vie comme la sienne. Premièrement, c'est une maman célibataire alors que j'ai la chance d'avoir le soutien de ma famille et de mon mari. Alex est sous pression constante à la maison parce qu'elle s'inquiète sur la meilleure façon d'agir pour son fils, Ben. Par ailleurs, elle a fort à faire avec son travail où elle doit constemment se contrôler. Cela peut être traumatisant pour elle, mais c'est aussi une grande chose pour moi à jouer en tant qu'actrice", ajoute-t-elle.
"Elle a beaucoup de fortes histoires personnelles en cours. On constate que le père de Ben a commencé à prendre contact avec lui et qu'il appelle Ben derrière son dos."

Simone, qui a joué le gouverneur de l'aile G Helen Stewart dans Bad Girls, est ravie de revenir dans le rôle d'Alex après l'adhésion du public à la série l'an dernier.
"C'est génial d'être de retour", dit-elle. "J'ai apprécié le rôle encore plus cette fois-ci. A plusieurs occasions l'an passé, Alex était un peu en colère dans certains cas, mais maintenant, elle commence à être plus en mesure de travailler avec Tony. Ils sont très différents mais il y a maintenant une compréhension entre eux qui n'existait pas auparavant. Elle ne fait toujours pas de compromis quand elle est sur une enquête. La plupart du temps, elle fait confiance en l'avis de Tony, mais elle est flic et elle a besoin de faits et de preuves pour faire son travail et attraper les tueurs en série. Il est bon d'avoir un profil de tueur, mais elle a besoin de plus pour pouvoir avancer dans ses enquêtes. "

De la même façon que Tony et Alex ont formé un partenariat solide, Simone a aimé travailler avec Robson. "C'est un plaisir de travailler avec Robson. Il peut porter une série à bout de bras et il représente le héros principal. Quand on joue pour de si lourds sujets avec Robson dans les parages, on ne ramene pas le travail à la maison. Robson apporte le juste équilibre et je suis dingue de lui. Je sais qu'il dit de moi que je suis "bon public", mais j'aime son sens de l'humour et il me fait rire. Mais ce n'est pas bien quand tu dois repartir pour une seconde prise. "

(Copyright 2007 - ITV)

 

5 août 2008 - DAILY RECORD (Phil PENFOLD)

Dans cet article, Simone parle de la 6ème saison de Wire in the Blood, de Zip n Zoo, de Skye et de son mari.

La beauté télévisuelle qu'est Simone Lahbib admet qu'elle a incroyablement été prise par le tournage de la nouvelle série de Wire In The Blood, car elle ne pouvait pas mettre en parenthèse sa vraie vie de rôle de maman. A 43 ans, Simone est maman d'une petite fille de 2 ans, Skye, et elle sera de retour sur nos écrans à la fin du mois dans la nouvelle saison de Wire in The Blood. Pour cette saison, elle a révélé qu'elle avait été très perturbée par un scénario particulier de réfrigération. "Il y a une histoire avec un enfant qui est torturé et, en tant que parent, vous ne pouvez pas apporter votre aide mais juste ressentir. Et vous vous dites "Dieu S’il vous plaît, ne laissez pas ça se produire. Si notre petit Skye n'était pas sur le plateau avec moi ce jour-là, comme nous le faisons lors du tournage, je lui téléphonais à chaque pause, juste pour entendre sa voix. J'avais besoin d'être rassurée."

En fait, tourner à nouveau dans cette difficile série policière, semble avoir marqué cette actrice accomplie. Elle a déclaré : "Tout ce que je sais, après avoir tourné deux saisons maintenant, c'est de quoi la nature humaine est capable et qqu'elle a un côté très sombre. La maladie mentale est souvent à l'origine de tout cela." Elle a ajouté: "En tournant dans cette série, je me suis retrouvée à vivre très près d'un homme merveilleux qui a récemment pris sa retraite comme haut gradé de la police. Je parlais avec lui un jour et il a dit: "Simone, rien dans cette vie n'est jamais comme il semble, donc ne jugez jamais personne ni aucune situation". Il a tellement raison. Aussi, un autre de nos amis, qui travaille pour le MI5, a dit qu'il trouvait Wire In The Blood terriblement proche de la vérité où la nature humaine est en cause."

Ces sombres questions sont de toute évidence à un million de kilomètres de la vie de Simone avec Skye et son mari depuis cinq ans, l'acteur et écrivain Rafaello Degruttola. Comme une adolescente très éprise, elle décrit son trio comme "parfaitement heureux".

Simone, qui a trouvé la célèbrité avec son rôle d'Helen Stewart, agent de prison de prison lesbienne dans la série Bad Girls, fait en sorte que son travail leur permette, à elle et son mari, de passer autant de temps que possible ensemble. Au cours du tournage de Wire in The Blood à Newcastle, elle a emmené Raff et Skye avec elle, et ils ont partagé une maison sur la côte nord-est. Les avoir près d'elle lui a donné de l'oxygène pour filmer les scènes horribles. "J'étais bien entourée en étant ici".

Simone est bien déterminée à protéger Skye du côté effrayant de la vie que son personnage d'Alex approche dans cette série dramatique. "Il va se passer beaucoup de temps avant que Skye puisse voir une série comme Wire in the blood, qui est très graphique - et horrible - à certains moments. J'ai attendu longtemps le jour où j'ai pu regarder un peu les programmes télé des adultes, postée devant l'écran. J'aimerais vraiment repousser ce moment (je crois que c'est ce qu'elle veut dire NDHA) ... ou quoi que son centre d'intérêt soit autre chose que les Wiggles (programmes d'animation pour enfants avec jeux vidéos, chansons... NDHA ). "Mais c'est ce que ma petite désire à l'heure actuelle, alors son papa et moi pouvons souvent être trouvés en train de chanter des chansons des Wiggles à des moments inappropriés. Ce n'est pas un comportement très adulte n'est ce pas ? Mais cette musique vous tourne dans la tête."

Alors que Wire in the blood est définitivement interdite de diffusion dans le ménage des Lahbib, Simone est heureuse pour Skye de son autre projet récent, le court métrage Zip 'n' Zoo. "J'ai obtenu une copie DVD et je l'ai passé à la maison. Skye a regardé pendant deux minutes, puis s'est tournée vers moi et m'a dit, "Oh maman, pouvons-nous regarder Les Wiggles maintenant?" Voilà sa reconnaissance en ma carrière." Zip 'n' Zoo a été réalisé dans les Highlands et un des co-acteurs est l'écossais John Hannah. (.....) "Il s'agit d'une jeune fille qui est à la recherche de son père. Il a été montré à un grand nombre de festivals de films, avec de très belles réactions. Nous avons filmé à Drumbeg, juste au nord d'Inverness, et le temps était parfait - certains des plans sont absolument magnifiques."
Hannah a même appris à jouer du violon pour le film, au grand étonnement de Simone. "Il s'est vraiment jeté la dedans et il était vraiment très impressionnant à la fin. Au début, bénit soit-il, son jeu sonnait comme un chat qu'on étrangle. Mais, à la fin, j'aimais les sons que j'entendais et je pouvais même identifier les airs qu'il jouait."

Ca a également été chouette pour l'ex-actrice de Monarch Of the Glen de revenir en Écosse, alors qu'elle et Raff tentent de concilier leur temps de travail maintenant que Skye fait partie de leur vie. Simone admet renoncer à "certains très grands films de cinéma et autres offres, au désespoir de son adorable agent". "Je lui ai dit que je tournerais la saison 7 de Wire In The Blood plus tard cette année, mais la seule autre chose que j'ai fait récemment a été Zip 'n' Zoo."

"En octobre, Raff aura terminé de tourner un nouveau film appelé Complicity à Los Angeles, et Skye et moi iront le retrouver pendant un mois alors qu'il travaille. Ensuite, il sera de retour à Newcastle fin Novembre pour le tournage de Wire in the Blood qui me tiendra occupée jusqu'à avril 2009, avec des vacances de deux semaines à Noël ".

Elle insiste sur le fait que Skye a été "d'une très apaisante influence sur ma vie", ajoutant: "Je ne suis plus excitable comme j'avais l'habitude de l'être. Je suis sûre que je vais encore plus m'apaiser avec les années qui passent. Je suis passionnée par plein de choses et je ne peux pas laisser ces choses en l'état. S'il y a une zone d'ombre, une inconnue, je tiens à l'éclairer."

Y aura t il quelqu'un de plus dans la famille ?

"Nous voulons au moins un enfant de plus. Raff est un père brillant. Il a déjà parlé à Skye, en italien et sa famille parle aussi beaucoup le français, donc nous espérons qu'elle grandira en apprenant plusieurs langues.
Dans ce monde, vous n'apprenez jamais assez. Après deux séries, je sais ce dont la nature humaine est capable - et elle a un côté très sombre."

(Copyright 2008 Daily Record)

 

2008-08- Interview dossier de presse WITB Saison 6

"Alex complète très bien le caractère de Tony, ils ont des compétences très différentes et des lacunes chacun de leur côté. Elle est pragmatique, pratique et travaille selon les règles, bien que personnelement, elle lutte avec certaines choses. Il est très intelligent et socialement maladroit, mais il est à l'aise avec lui-même et est capable de sortir des sentiers battus. Alex a une grande qualité d'écoute et l'attention qu'elle porte sur Tony quand celui ci réfléchit à haute voix leur permet d'assembler des choses ensemble, et aide le public à comprendre ce qui se passe. Alex pose les questions que le public se pose sans doute. Il y a beaucoup d'informations dans les dialogues qu'Alex nous permet de saisir. Ceci en plus de tous les indices et accessoires visuels qui sont vitaux pour la clarté de l'histoire. "

Simone déclare qu'elle est proche du caractère d'Alex, une bonne professionnelle et une bonne mère."Je peux bien me glisser dans le personnage d'Alex maintenant. Vous voyez les 2 côtés de sa personnalité : le côté sévère qu'elle a acquis pour l'aider à maintenir sa position dans son travail, et le côté vulnérable à la maison. A la maison, elle lutte pour tenir l'équilibre entre travail et vie de famille et elle n'a pas de compagnon vers qui se tourner lorsque des problèmes se posent. Comme Alex, j'ai un côté autoritaire, peut-être du fait que j'étais l'ainée. Bien que j'essaie fermement de ne pas trop l'être. Ce n'est pas quelque chose qui permet à quelqu'un d'être très populaire. Bien que ce trait de caractère eut été bienvenu dans le passé pour enseigner ou pour jouer des personnages comme Alex. Il est intéressant pour moi que le talon d'Achille d'Alex soit les enfants. Dans une scène, une prostituée est tuée et laisse un enfant orphelin. Alex est très intéressée de savoir quel âge a l'enfant et réprimande Kevin de ne pas l'avoir demandé. C'est un peu déraisonnable de sa part, mais c'est dans ce domaine où elle trouve son travail difficile. En tant que mère, c'est quelque chose à laquelle j'adhère complètement." Simone ajoute: "Il y a des aspects de votre personnalité dans tous les caractères que vous jouez. Vous tirez sur différentes parties de vous-même quand elles sont appropriées et vous utilisez votre expérience et votre imagination pour trouver les choses qui sont à l'opposé de vous. Une grande différence entre Alex et moi, c'est qu'elle est seule chez elle, alors que j'ai un bon soutien familial. "

Une fois de plus, Simone a emmené sa fille Skye avec elle à Newcastle, alors qu'elle était en tournage de la série.
"Ces jours là, c'était comme faire partie d'un cirque ambulant, et je suis très reconnaissante envers Coastal Productions d'avoir été aussi généreux pour m'avoir aidé à concilier travail et famille. Ils ont eut la maison une semaine avnt le début du tournage pour que je puisse y installer Skye et passer le relai à ma mère. Cette fois, mon père est venu, ça a été génial. C'est un Chef Cuisinier et je me sentais comme une de ces stars d'Hollywood qui a sa propre cuisine. Papa a été très attentif pour s'assurer que j'avais un bon équilibre alimentaire et ma mère s'occupait de toutes les taches domestiques tout en prenant soin de l'enfant - comme on dit généralement, ça ne pouvait pas être plus parfait."

Simone est heureuse du nouveau format de quatre épisodes scindés en deux parties chacun. "C'est une bonne chose de s'attarder sur une histoire, pour approfondir le travail", dit-elle.
"Le premier épisode est très fort avec pour sujet un tueur cannibale qui ampute et mange des parties de ses victimes. C'est horrible, mais à l'écran, la façon dont je dois réagir dépend de la façon dont est impliqué émotionnellement mon personnage, et ce à chaque instant. J'imagine que de vrais policiers auraient su se retirer à temps pour faire leur travail correctement. Mais Alex est tout en émotion et elle est souvent affectée par son travail. Donc, je dois l'être aussi, au moins tant que les caméras tournent. Hors caméra, c'est une tout autre chose. Je suis toujours en train de chercher des prothèses et du maquillage et à penser à l'excellent travail que les gens du plateau ont réalisé, ou bien je m'assure que l'artiste qui joue le mort se sent bien et n'a pas trop froid".

"Comme toujours, il y a beaucoup de rires sur le plateau, trop... Robson est toujours en train de me faire rire et nous avons maintenant Michael Smiley. Il est hilarant. Et Marc et Emma sont des gens charmants, nous sommes devenus de bons amis au cours des trois années, nous avons tous travaillé ensemble".

Alex est le troisième rôle de flic de Simone, après Thief Thakers et Fallen, et c'est du à son intérêt pour le système de justice pénale.
"Même si c'est seulement par le biais d'une série télé dramatique, vous finissez par acquérir une certaine quantité d'informations et quand ces questions reviennent dans l'actualité, vous avez une toute autre mentalité. La criminalité par armes blanches est très préoccupante. Ainsi, de nombreux jeunes innocents se font prendre ainsi, et pas seulement ceux à la recherche d'ennuis. Vous voulez juste protéger vos enfants de ça. Je suis ravie qu'on se focalise beaucoup sur ce sujet en ce moment car ça vous rend plus vigilant, ce que vous devenez de toute façon lorsque vous devenez parent. Je suis toujours à la recherche d'informations et en train d'évaluer la dangerosité des choses. "

Après la dernière saison de WITB, Simone est retournée en Écosse pour tourner un court-métrage avec John Hannah, intitulé Zip 'n' Zoo.
"C'est un petit film magnifique et nous l'avons tourné dans le nord de l'Ecosse dans un endroit appelé Drumbeg, au-delà d'Inverness. Nous avons fait quelques plans à la maison du réalisateur en face d'un beau loch et lorsque John apprenait le violon, les phoques sont venu écouter. C'était très beau, et j'aurais pu y travailler pour beaucoup plus longtemps".

 

5 février 2007 - Interview AFTERELLEN.COM (LeeAnn KRIEGH)

A l'occasion de la première diffusion de Badgirls aux Etats-Unis, le célèbre site lesbien a interviewé Simone.


Cela aura pris sept ans, mais l'actrice écossaise Simone Lahbib et les condamnées de Larkhall sont finalement arrivées aux Etats-Unis. Débutant cette semaine, chacune des huit saisons de la populaire série dramatique britannique, et couronnée d’Awards va débarquer sur la chaîne cablée Logo, maison mère d'AfterEllen.com. Dépassant les stéréotypes, Bad Girls offre notamment l’une des relations lesbiennes la mieux développée dans l'histoire de la télévision entre la sous-directrice Helen Stewart (Simone Lahbib) et la détenue Nikki Wade (Mandana Jones). 

Au cours des trois premières saisons, Helen, fonctionnaire de prison respectueuse des règles et d’une droiture à toute épreuve, va lutter pour résoudre au mieux les problèmes de la prison tout en gérant son attraction croissante envers Nikki.

Maintenant âgée de 41 ans, Simone Lahbib tient actuellement le premier rôle dans la série britannique Wire In The Blood, basée sur des romans de Val McDermid, auteur lesbien. Elle est maman d’une petite fille qu’elle a eu avec son acteur de mari Raffaello Degruttola.

AfterEllen.com s’est récemment entretenu avec Simone Lahbib au sujet de son dernier rôle, de ses expériences pendant le tournage de Bad Girls et de l'attention des médias qui a entourée la diffusion de cette série controversée. 

AfterEllen.com : Pourriez-vous me parler d'Alex Fielding, le personnage que vous jouez dans "Wire in the blood"?
Simone Lahbib : Elle est inspectrice pour le CID, qui est une branche spéciale de la police. Professionnellement compétente et dure, elle élève seule son fils de 8 ans et, comme un bon nombre de femmes, elle lutte pour jongler entre son travail et sa vie de famille. Toutes les histoires sont très noires, basées sur les romans de Val McDermid. Je ne conçois pas encore tous ces meurtres brutaux venant de l'imagination de cette femme écossaise apparemment douce ! [Rires.] Elle a parlé de faire intervenir le personnage d’Alex dans ses prochains livres s'il n'y a pas des problèmes de propriété. J'espère qu'elle le fera. 
Nous sommes sur le point de commencer ce qui sera ma seconde saison, tandis que la série en sera elle à la cinquième. Chaque épisode dure 90 minutes (… )

AE : Il semble y avoir beaucoup de tension entre Alex et Tony. 
SL : Je pense qu'au début Alex n'a aucune confiance en Tony et n’aime vraiment pas quand il intervient dans ses enquêtes. Il est trop spéculatif. Quand il parle, tout ce qu'elle entend est du "psycho blabla". Alex veut des faits, des preuves irréfutables pour mettre les tueurs hors d’état de nuire. Entrer dans l’esprit du tueur ne l’intéresse pas. Elle a déjà regardé et n’y a trouvé rien d’autre que de la crainte, de la fureur et de la haine. Mais au fur et à mesure, elle se rend compte à quel point Tony est doué et finit par compter sur lui. 

AE : Est-ce que ce rôle ne vous atteint pas ? 
SL : Si. Ce qui est effrayant, c’est la ressemblance étroite qu’il y a entre le scénario et ce qui est arrivé au Royaume Uni, et que nous avons tous vu aux informations, à propos de cinq prostituées qui ont été droguées et sauvagement assassinées dans le Suffolk. On voit comment la réalité rejoint la fiction parfois. 

AE : La différence de ton entre Wire In The Blood et Bad Girls est frappante, comme l’est la différence entre Alex et Helen Stewart, votre personnage dans Bad Girls. 
SL : Complètement différent. Wire In The Blood nous donne un aperçu des consciences de quelques êtres humains psychologiquement très malades et de leurs crimes terrifiants. Bad Girls est une série plus légère. Elle humanise les détenues femmes, et en nous racontant leurs histoires, elle nous fait finalement ressentir de la sympathie pour elles. Helen, à la différence d'Alex, s'inquiète infiniment de ce que ressentent les détenues. Elle s'inquiète véritablement pour elles. Ce que j'ai aimé dans Bad Girls, c’est la mise en lumière d’un tas de questions. La série a vraiment exploré les questions de femmes, leurs problèmes qu’ils soient liés à la prison ou à la vie en général. Je pense que c’était un programme vraiment important, et je suis triste qu'il ait été arrêté. 

AE : Pouvez-vous nous parler des interrogations les plus intéressantes que la diffusion de Bad Girls a fait naître et augmenter chez vous ? 
SL : Une des interrogations qui m’a le plus interpellée était les répercussions sur les enfants de la mise  en détention de leur mère. En Grande-Bretagne, la moitié des détenues femmes sont des mères dont les enfants ont moins de 16 ans, et un tiers a des enfants de moins de 5 ans. Quand une femme va en prison, cela dévaste la cellule familliale. 

AE : Vous avez commencé le tournage de Wire In The Blood quelques mois après avoir donné naissance à votre fille. Comment cela a-t-il affecté votre façon de jouer ? 
SL : J’ai dû travailler d'une manière différente. Mes priorités avaient changé. J'ai eu à m’occuper de cette magnifique mais très exigeante petite personne.  Ma maman (je l’en remercie) m’accompagnait et ainsi, la petite était très heureuse même lorsque quand je travaillais. J'ai entendu d'autres femmes dire que leurs cerveaux étaient «  de la bouillie de maïs » après avoir donné naissance à leur enfant. J'ai dû commencer à apprendre les répliques au moins trois jours à l'avance pour qu’elles s’impriment en moi, et en fait, j’ai fini par accepter un peu plus de laisser-aller. Mon travail était moins propre, ce qui, par certains côtés, me libérait. Et j'étais si fatiguée que je riais beaucoup nerveusement. [Rires.] 

AE : Mandana Jones, votre partenaire dans Bad Girls, a employé le mot "méticuleux" pour décrire votre façon de travailler et a mentionné comment vous avez durement travaillé toutes les deux pour préparer vos scènes ensemble. 
SL : Et bien, j'ai eu le luxe d’avoir le temps sur ce rôle! Mais ouais, la préparation est importante pour moi. Si vous pouvez vous réunir avec les autres acteurs, même pour parler rapidement des choses, je pense que cela peut faire toute la différence. Mandana et moi essayions toujours de nous réunir pour travailler nos scènes, particulièrement quand elles étaient complexes. Cela nous a aidé à être clairs dans ce que nous devions faire et nous étions conscientes de ce que les personnages voulaient, que ce soit à tel ou tel moment… ce qui se transmet non seulement par le dialogue, mais aussi par les attitudes, qui en disent d’ailleurs souvent plus que les mots. 

AE : Prenez-vous des choses d'autres acteurs quand vous travaillez avec eux ? 
SL : Si vous avez la chance de travailler avec quelqu'un qui est vraiment bon, cela relève le niveau de jeu. C’est très inspirant et très passionnant de travailler avec lui. La concentration monte d’un cran et cette personne semble tirer les autres acteurs vers le haut. C’est comme si elle les empêchait de jouer faux.  Mandana est incroyablement brillante et a beaucoup de coeur. Elle travaille toujours avec sincérité et j'essaye de faire la même chose. Je pense que quand quelque chose vient du coeur, alors cela peut vraiment toucher l’auditoire, tandis que si c’est juste joué intelligemment, l’auditoire va trouver ça superbe mais ne ressentira pas forcément plus de chose que ça. 

AE : Pour les gens qui ne sont pas acteurs, il est difficile d’évaluer le degré de confiance nécessaire pour jouer des scènes intimes. 
SL : Pour moi, si vous pouvez atteindre ce niveau de confiance quand vous travaillez, cela peut aider à l’alchimie. Peut-être qu’une partie de cette alchimie se produit quand vous laissez l’autre entrer. Mandana et moi avons travaillé ensemble très intimement pendant trois ans en explorant le rapport de Helen et de Nikki ; il y avait beaucoup de confiance entre nous. 

AE : Il y a une confiance physique, évidemment, et quoi encore ? 
SL : Je ne peux pas parler pour les autres acteurs parce que chacun a une manière différente de travailler et des pensées particulières au sujet de ce qui est important. Mais pour moi, pour jouer une scène intime, il est nécessaire de s’autoriser à être vulnérable, de laissez tomber son égo, de laissez tomber ses barrières, et juste de se connecter à l'autre acteur. C’est comme un commutateur que vous effleurez et, quand il est allumé, la scène s’envole. 

AE : Vous m’avez dit que de tous les personnages que vous avez joués, c’est Helen Stewart que vous admiriez le plus. Pourquoi elle ? 
SL : Tout d’abord pour son courage, et aussi parce qu'elle prend soin des autres. Elle était très sincère dans ce qu'elle faisait. Elle a risqué beaucoup pour construire cette relation. Elle était amoureuse, probablement pour la première fois, et malgré les obstacles, elle a trouvé le chemin. Naturellement, elle a eu du mal. Elle pouvait être vraiment ennuyante, de la façon dont elle a réagi à certaines choses. Elle pouvait être tout à fait… pas pompeuse, mais autoritaire, ce qui la rendait humaine. Elle ne se faisait pas aimer nécessairement [des rires], mais ça le faisait quand même. 

AE : C'est intéressant que vous considériez le fait d’être "autoritaire" comme un défaut. 
SL : Et bien, c’est la façon dont elle s’est parfois comportée dans sa relation avec Nikki. Elle utilisait sa fonction et son statut. A chaque fois qu’elle était effrayée, elle remettait les barrières. Mais, nous percevions différemment l’attitude autoritaire qu’elle avait avec d’autres personnages (Jim Fenner ou Simon Stubberfield). Avec eux, vous étiez tout à fait heureux de voir sa force. Mais pas dans son rapport avec Nikki. C'était toute la complexité d’Helen. Et Nikki essayait toujours de faire tomber ces barrières et d'arriver à la véritable personne qui se cachait derrière tout cela, ce qu’elle a réussi finalement. 

AE : Et vous avez trouvé Helen courageuse, bien qu’il lui ait fallu longtemps pour savoir ce qu'elle voulait ? 
SL : Ouais en effet, il lui a fallu longtemps pour en arriver là. Sa vie a été chamboulée de l’intérieur, mais finalement, c'était de l’amour, et elle a du encaisser celà. Elle a réussi a surmonté ce qui lui arrivait et à l’accepter. Elle y est arrivée. Elle a fait la bonne chose à la fin et a suivi son coeur. 

AE : Les auteurs considèrent qu’Helen est lesbienne. Vous parlez d’elle en terme de bisexuelle. Pensez-vous qu’elle l’est vraiment ou est-ce libre d'interprétation ? 
SL : Bad Girls était mon premier grand rôle et aussi un rôle controversé. Je ne pensais pas du tout que cela deviendrait un programme si important pour autant de personnes, ou qu’il y aurait une telle sensibilité autour de certaines questions. Et je ne m’attendais certainement pas à un tel intérêt des médias. J’espère maintenant ne pas avoir labellisé Helen de telle ou telle façon. C’est une femme qui est tombée amoureuse d'une autre femme, et j’ai perçu cela comme deux âmes qui se sont rencontrées et qui ont eu cette merveilleuse connection. Helen est tombée amoureuse de Nikki, profondément et passionnément. Je le conçois parfaitement et je suis parfaitement à l’aise avec ça. Mais quant à la politique, j'ai peur que ce soit loin de moi. 

AE : Jouer le rôle d’Helen vous a–t-il permis de mieux comprendre les interrogations des gays et des lesbiennes ? 
SL : En effet, bien que j'avais déjà conscience de cela avant par mes amis gays et lesbiennes. Mais, oui, j'ai appris beaucoup par ce programme. Je pense que j'ai eu de la chance de jouer un personnage luttant pour comprendre sa propre sexualité, qui se pose toutes ces questions, qui éprouve toutes ces craintes pendant presque trois ans. Naturellement, à la fin de la journée, je sais que je suis une actrice et je suis hétéro et ce ne sont pas des interrogations avec lesquelles je dois vivre. Je rentre à la maison la tête remplie de mes propres interrogations [Rires.] 

AE : Vous avez dit que vous auriez aimé avoir une discussion avec Helen. Que voudriez-vous lui demander ? 
SL : C'était comme ça. Je n'en ai aucune idée ; probablement au sujet de son style vestimentaire. [Rires.] 

AE : Ah, Mon Dieu. 
SL : Particulièrement dans la série 1. Ses cheveux et ses tailleurs. Pas vraiment un beau look. Mais il y a ce côté pervers chez moi qui l'a aimé. [Rires.] J'ai aimé cela de la première série qu'elle paraisse peu élégante, entre deux âges et assez lourde. 

AE : C’est intéressant que vous mentionniez cela. Dans vos interviews consacrées à Wire In The Blood, vous riez au sujet du poids supplémentaire que vous avez pris alors que vous étiez enceinte. Je n’imagine pas une actrice américaine faire la même chose. 
SL : Je pense que c’est légèrement différent ici [en Grande-Bretagne]. Je ne pense pas que nous soyons obnubilés par l'esthétique. Je me fous de parler de çà. Je suis sûre qu'il y a beaucoup de femmes qui ont eu des bébés et qui trouvent difficile de perdre le poids qu’elles ont pris. Elles ne peuvent pas aller dans une salle de gymnastique ou se priver continuellement de sommeil puisqu’elles doivent toujours trouver l'énergie pour leurs enfants. Ainsi, vous mangez et vous essayez de ne pas vous inquiéter à propos de votre ventre flasque [Rires.] Après tout, cela en vaut la peine pour avoir son enfant. Je suis sûre que pour Wire In The Blood, ils illuminent chaque ride et chaque poche que vous avez sous les yeux parce que cela accentue l’aspect graveleux du programme… et puis, comme je l’ai dit, j'aime tout à fait cela. Je pense que cela donne du réalisme au programme. Ainsi, le spectateur peut  vraiment croire qu’Alex et Helen font vraiment ce qu'elles font dans leur série respective. 

AE : Pouvez-vous me dire au sujet de Bad Girls, si il y a une scène qui est restée en vous ? 
SL : Il y avait une scène, au tout début - le premier épisode - où tout va mal avec les détenues et où une émeute allait se produire. Et Helen devait établir son autorité. Je pense que je ressentais exactement ce que ressentait Helen. J'étais si nerveuse parce que je devais aller devant tout le monde, prendre le contrôle et me faire une place dans le programme. Et je me rappelle la scène où Nikki est dans la maison d'Helen. Leur première nuit ensemble 

AE : Que vous rappelez-vous à ce sujet ? 
SL : Juste ce que ressentait les personnages parce qu'il y avait une telle intensité dans leurs émotions. Il y avait à la fois de la peur, de l’excitation et de la passion. Nikki avait pris un tel risque et la façon dont elle s’y était prise pour retrouver Helen. Elles risquaient tellement, mais leur attirance était si forte qu’elles ne pouvaient pas la combattre. C’est de tout cela dont a hérité le jeu pendant la scène (… ). 

AE : Dans les meilleurs moments, la série offre un ensemble complexe d'émotions. Vous pouvez le voir dans une scène comme cela, scène qui n’est pas simplement une scène d'amour parce que Helen pense également à dénoncer Nikki. 
SL : Ouais. Mon Dieu, ouais. [Rires.] Je me rappelle  lire la scène et dire, "Elle quoi ? Elle quoi ? Putain d’enfer ! Comment je vais faire ça ?" Encore un classique d'Helen ! [Rires.] 

AE : Avez-vous hésité à accepter le rôle ? 
SL : Pas exactement, bien que lorsque je sois allée à la première audition pour Bad Girls, je n'étais pas sûre que c’était un rôle que je voulais faire à cause des scènes. Ce que j’ai lu pour l'audition étaient pour la plupart des scènes où Helen était au travail et je ne me voyais pas en gouverneur de prison. Je n’avais jamais joué ce genre de rôle avant et j’étais sur le point de ne pas retourner à la seconde audition. Mais finalement j’y suis retournée et c'est quand le producteur Brian Park m'a parlé de l’histoire d’amour entre Helen et Nikki que j’ai commencé à mieux imaginer le personnage. J'ai trouvé ça excitant. A ce moment là, j'ai su que je voulais ce rôle. 

AE : La série est devenue un coup énorme à la première saison, mais je crois que la chaîne ne voulait pas que vous reveniez vous et votre personnage dans la deuxième saison. 
SL : Vrai. Ouais, j’ai reçu un appel de mon agent disant que la série allait continuer, mais qu’ils ne voulaient pas que je revienne. Je me rappelle que je conduisais alors et que je devais me calmer puis il m’a dit, " Ok, et bien, commençons à rechercher autre chose." Mais j'étais confuse parce que j’avais toujours eu de bonnes relations avec Shed Productions. J’ai appris pus tard que ce n’était pas Shed Productions mais la chaîne qui était inquiète parce que je n’avais pas la carrure assez forte pour porter la série. Aussi, ils voulaient me remplacer. 

AE : Ils ont fini par vous reprendre mais dans un rôle réduit. Cela a dû vous blesser. Qu’est ce qui vous a incité à décider d’y retourner ? 
SL : Et bien, il s'est avéré que Shed Productions était sincère et qu'ils voulaient que je revienne. De plus, il y avait tant de lettres de personnes qui s'étaient vraiment attachées à l'histoire. Je l’ai ressenti comme l’inauguration de quelque chose: une histoire d'amour à laquelle on donnait tant de temps et d’attention et qui a donc été explorée correctement en termes de télévision. J'ai voulu voir cela et lui donner le temps qu’il fallait. Ainsi, quand j'en ai eu l'occasion, j'ai décidé d’y retourner. C’était un personnage dont j’avais pris soin, et j'ai voulu faire bien pour elle. Mais j’ai eu beaucoup de jours off! [Rires.] 

AE : Avant que nous parlions, je pensais que vous ne voudriez pas reprendre le rôle d’Helen, mais il semble que vous ne seriez pas contre. 
SL : Je pense qu'un seul épisode serait intéressant, tant que ce n'est pas trop éloigné du texte ; autrement, je pense qu'il serait difficile de reprendre le rôle, et je ne voudrais pas gâcher ce que nous avons fait. Si le scénario me semblait bon, qui sait. Ne jamais dire jamais. 

AE : S'il y avait un épisode unique, ce serait triste car ce serait encore une inauguration, même sept ans après. 
SL : Je suppose que c’est vrai. C’est incroyable, n'est-ce pas? Sept ans après, il y a encore très peu  de films ou de séries télé qui dépeignent des rapports entre personnes de même sexe et ce de manière réaliste. C’est pourquoi je suis encore fière de Bad Girls 

AE : Dans d'autres interviews, je vous ai senti mal à l’aise avec votre rôle dans Bad Girls, mais je n'ai pas cette impression aujourd’hui. 
SL : Ne croyez pas tout ce que vous avez lu. J'ai aimé Bad Girls. C'était un grand moment de ma vie, et Helen est probablement le plus complexe et le plus entièrement exploré des personnages que j'ai jamais joué. Je me sens véritablement fière de la série, du personnage, de l'histoire d'amour et de la manière dont ça a été fait. Si j'avais été mal à l’aise, je n’aurais pas pu jouer Helen avec sincérité ou engagement, et je suis sûre qu’après trois ans, les audiences se seraient améliorées sur quelque chose comme ça. 

AE : Laisser moi vous donner une chance de répondre à une citation qui vous est attribué. A propos de Bad Girls qui est un programme regardé par de jeunes personnes, un journal a reporté vos dires : "Cela m’a mis mal à l'aise, pas simplement à cause du lesbianisme, mais aussi à cause des drogue et de l’intimidation". 
SL : Mes propos ont été mal reportés. Je ne mettrais jamais le lesbianisme dans la même catégorie que l’intimidation et les drogues. C'est simplement blessant. J'espère que cela n'a pas été pris sérieusement. 

AE : Vous rappelez-vous comment c’est arrivé ? 
SL : Ouais, je me souviens. C’est venu d'une conversation que j'ai eue avec un journaliste au sujet de ma décision de ne pas participer à une émission pour la jeunesse du samedi matin (Saturday morning kids' show) pour promouvoir Bad Girls. J’aime les émissions pour enfants. En fait nous avions fait la même chose dans une autre émission que j’avais appelé The Young Person's Guide to Becoming a Rock Star.  Quoi qu'il en soit, j'ai su qu'elle avait  été vue par une large tranche d'âge, et naturellement il y avait beaucoup de questions qui intéressaient les adolescents. Mais l’émission avait également été vue par de jeunes enfants (même de cinq et six ans), comme mes neveux et nièces à l’époque. Et j’étais mal à l’aise vis-à-vis d’eux par rapport à des scènes de violence. Ce que j'ai dit n'avait absolument rien à voir avec le contenu lesbien de Bad Girls. 

AE : Vous avez eu votre fille il y a un peu plus d’un an. Pourriez-vous nous parler de ce que vous avez appris en étant maman ? 
SL : Une chose que j'ai apprise, c’est que le cliché est vrai : il n’y a aucun manuel qui permet de devenir parent. Il y a un bon nombre de choses que j'apprécie au sujet de ma propre enfance et que j'essaie de faire passer à ma fille. Mais à la fin de la journée, je peux faire du mieux que je peux : l'aimer, la protéger autant que je peux et essayé d’être là pour elle, pour qu’elle grandisse dans la confiance et découvre qui elle est. 
Je suis sûre que je vais rater des choses parfois. Je suis sûre que tous les parents le font. Mais je ne pense pas qu'il y ait des parents parfaits ou une enfance parfaite … ce qui est un soulagement de toute  manière. J'avais l'habitude de penser que l'idéal était de grandir en sécurité et affectueusement, entouré de ses deux parents biologiques, parce que c'était mon expérience. Mais certains enfants vivent avec leurs parents biologiques et leur vie est loin d’être idyllique, sécurisante et remplie d’amour. Parfois, ils ne sont même pas en sécurité ! C'est réellement un sujet que nous explorerons dans la prochaine saison de « Wire in the Blood ».  Maintenant, je réalise qu'il n'y a aucun idéal. Tant que l'enfant est aimé par celui qui les élève, c’est  sûrement ce qui importe le plus. 

AE : Il semble que votre fille ait vraiment changé votre vie. 
SL : Mon Dieu, ouais, moi et mon ombre. [Rires.] Fondamentalement, elle a juste tout changé pour le meilleur dans ma vie … enfin, peut-être pas pour mon corps. [Rires.] L'avoir m'a certainement incité à me développer en tant que personne, et si tout va bien elle m'aidera à apporter plus encore à mon travail. Je suis juste complètement folle d’amour pour elle. Chaque fois que je la regarde, je rayonne. J'ai toujours la chair de poule. Nous sommes devenus une famille, et mon appartement est devenu une maison. Toutes ces couleurs neutres dernier cri sont devenues des couleurs de fête, et il n'y a pas un coin qui n'ait pas quelque chose d’elle. Je n'ai pas dormi en un an, mais je pense que je suis une meilleure personne pour ça. Maintenant je sais ce qu'est l'amour sans conditions.

(Copyright 2007 AfterEllen.com)