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BadGirls est une série britannique initiée en 1999. Elle comporte 8 saisons et 107 épisodes. Simone Lahbib joue dans les 3 premières saisons le rôle d'Helen Stewart, rôle qui l'a fait exploser auprès du grand public.

Adaptation anglaise de la série australienne "Prisoner", Bad Girls s'éloigne de son aînée tout en lui rendant de nombreux hommages. S'inspirant de certains personnages et de certaines intrigues, elle est parvenue à créer sa propre identité, montrant une peinture plus moderne de la nature du monde carcéral au féminin, par l'intermédiaire de la prison de Larhkall, en Angleterre. Cru et intimiste, le show montre autant la corruption que l'amitié, la passion amoureuse que les rivalités, fait passer le téléspectateur de l'obscurité à la lumière tout en lui ouvrant les portes de la vie du personnel en dehors des murs de la prison. Très populaire en Angleterre, Bad Girls a eu, comme Oz, l'habitude d'un va et vient incessant de personnages. Lorsque les uns partent, les autres arrivent...

Diffusée en France sous le titre "Les Condamnées", Bad Girls a été un grand succès à travers le monde (un musical est même né). Choquante, provocante et bourrée de rebondissements, l'anglaise séduit pour plusieurs raisons. Non seulement elle est l'exemple de la série addictive et tragique mais elle réussit également à exceller dans la comédie. Elle est également plutôt douée pour faire évoluer ses personnages et pour les rendre attachants. Bad Girls est également l'une des rares séries à avoir créé des véritables histoires d'amour entre femmes, passionnées et passionnantes...

Un remake américain a failli voir le jour sur NBC en 2013 (avec Jaime Pressly et Jurnee Smollett) mais l'idée semble aujourd'hui abandonnée. La sortie de la série "Orange is the New Black" l'a peut être étouffée dans l'oeuf sans compter la diffusion dans le même temps de la série australienne "Wentworth" (voir article des Inrocks ci-dessous).

En novembre 2015, la chaîne britannique CBS Action rediffuse l'intégralité de la série.

Au printemps 2016, une nouvelle production de la comédie musicale inspirée de BadGirls est en représentation à Londres à l'Union Theatre

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 La troupe de Badgirls Musical et quelques actrices de la série originale

(Source Photo : Twitter Simone Lahbib)

 

(Source prinicpale : Allociné)

 

LE ROLE D'HELEN STEWART

Grade

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D'abord gouverneur de l'Aile G de la prison de Larkhall (Oxford - Angleterre).

A une liaison avec une détenue condamnée à vie (Nikki Wade).

Gouverneur de la prison puis quitte Larkhall.

 

Origines familiales

Elevée par son père pasteur presbytérien, après la mort de sa mère.
A rejoint rapidement le système pénitentiaire après avoir quitté l'Université et a monté rapidement les échelons.

Profil

En raison de ses origines familiales, Helen voulait quelques chose de structuré dans sa vie, et sentir qu'elle pouvait avoir un impact sur le monde qui l'entoure.
Elle a un profond sens de la justice et une empathie instinctive pour ces femmes prisonnières qui ont rudement souffert dans la vie.

Toutefois, la personnalité d'Hélène est complexe et contradictoire. Elle est talentueuse et extrêmement capable, mais elle souffre de préjugés extérieurs et de démons internes. Elle peut donc être à cheval sur les règles. Sa position intransigeante ne plaît pas à tout le monde, ni à un grand nombre des détenues ni à certains de ses collègues ... en particulier Fenner.

Helen a une grande empathie pour les détenues et pour les histoires de leur vie et prend à coeur les dégâts émotionnels que ces problèmes engendrent. Elle a une excellente capacité de jugement et se fie à ses instincts, même lorsque les faits tendent à montrer qu'elle a tort - c'est pourquoi elle est tellement attirée par Nikki.

Dernière scène

Sans emploi mais finalement de l'autre côté des barreaux avec Nikki (Saison 3 - Episode 16)

 

(Source : badgirls.co.uk)

 

INTERVIEWS EXCLUSIVES DE SIMONE LAHBIB

 

Interview Saison 1

Interview Saisons 2 et 3

The BadGirls Book

 

LES COFFRETS DISPONIBLES EN VO


Les coffrest sont disponibles sur amazon.uk.
Pas de VF ni de VOSF.

 

LIEUX DE TOURNAGE

La prison d'Oxford a été utilisée dans son ensemble pour BadGirls (saisons 1 à 3) (extérieurs tournés à la prison même et les intérieurs tournés à Oxford dans une réplique construite à cet effet). Pour les saisons 4 à 8, une réplique de la prison a été construite et conçue pour ressembler à Oxford, du fait de la reconstruction du site pour devenir un complexe hôtelier.

Voir la page consacrée.

 

ARTICLE DE PRESSE SUR WENTWORTH

“Wentworth”, l’autre série sur une prison pour femme à ne pas manquer

Adaptée d’une série australienne des années 1970, Wentworth raconte le quotidien de femmes en prison, entre guerres de clans, tentatives de réinsertion et luttes de pouvoir.

Le 11 juillet 2013 débarquait sur Netflix la première saison d’une nouvelle série américaine audacieuse, qui mettait en scène le quotidien de détenues dans une prison pour femmes. Différente, acide et mordante, Orange is the new black est devenue un phénomène mondial, appréciée par la critique et adulée par le public. À peine deux mois plus tôt, de l’autre côté du Pacifique, une autre série sur une prison pour femmes faisait ses débuts à la télévision australienne. Adaptée de la série des années 1970 Prisoner (1979-1986), Wentworth pose un regard sévère sur le système carcéral et scrute l’impact qu’il a sur ses détenues.

La première saison débute avec l’arrivée de Bea Smith dans le pénitencier Wentworth, incarcérée pour tentative de meurtre sur son mari violent. Dans la série Prisoner, Bea est surnommée “Queen Bea” et règne déjà en maître sur la prison. Wentworth montrera son ascension. On assiste ainsi à son impressionnante transformation, de bête apeurée maltraitée par les “alpha females” à véritable despote redoutée de tout le personnel. Une telle évolution était jusque-là le plus souvent réservée aux personnages masculins : on pense notamment à Walter White, dernier héros en date à s’être métamorphosé en oppresseur au fil des saisons de la série de AMC Breaking Bad.

Pour autant Bea ne peut être considérée comme le personnage principal de cette série fondamentalement chorale. On trouve à ses côtés Franky Doyle, sa rivale, qui connait un destin contraire au sien. Au départ “top dog” (entendre, chef de son groupe de prisonnières qui font la loi dans les couloirs du pénitencier), elle s’agrippe tant bien que mal au pouvoir et n’hésite pas à avoir recours à la violence pour arriver à ses fins. “Tu sais combien c’est épuisant, d’être top dog ?“, lance-t-elle, “tu ne sais jamais si quelqu’un veut te baiser ou te frapper.” Pour se battre en tout cas, elle compte sur le soutien – et les muscles – de Boomers (Katrina Milosevic), une géante aux allures de guerrière qui devient rapidement l’un des personnages les plus touchants de la série.

Il serait vain de chercher un gentil et un méchant dans la prison de Wentworth. Tout le monde est susceptible de craquer, de frapper, de tricher, de manoeuvrer pour arriver à ses fins. La série ne se prive d’ailleurs pas pour mettre en scène des séquences extrêmement violentes, où le sang gicle et les couteaux fabriqués en plastique de brosse à dent fondu pénètrent la chair. La presse à repasser, immense machine barbare que les prisonnières manient quand elles sont de corvée de linge, est également utilisée à plusieurs reprises pour torturer les détenues qui ne se montrent pas assez collaboratrices. Un clin d’oeil cruel à une scène similaire de la série Prisoner, qui avait marqué les esprits australiens en son temps.

Les séries récentes qui se permettent une représentation crue de la violence font traditionnellement la part belle aux scènes de sexe, quitte à parfois en abuser. Ici pourtant, rien n’est montré à l’écran — on sait pourtant les clichés que véhicule l’univers carcéral féminin — . A part quelques baisés volés et scènes coupées, tout est suggéré. On regrette alors que le sexe, ainsi que l’orientation sexuelle et l’identité de genre, ne soient que très peu abordés, comme l’histoire de Maxine, prisonnière trans un peu trop rapidement écartée des intrigues principales.

Derrière cette effusion de violence et de relations instables, Wentworth propose en filigrane une critique amère du système de réinsertion post-carcéral. En l’espace des trois saisons déjà diffusée (dont la dernière s’est terminée en juin dernier), plusieurs détenues sont sortie de prison sous liberté conditionnelle, avant de commettre une infraction — souvent volontairement — dans le but de retourner derrière les barreaux, dans un monde dont elles maitrisent les codes. C’est tout le paradoxe du programme, où l’on souhaite que les personnages arrivent à quitter les lieux sans pour autant se réjouir lorsqu’ils y parviennent.

Là où Orange is the new black est une série ancrée et focalisée sur ses personnages – ce qui lui réussit -, Wentworth accorde tout de même une place principale à l’intrigue. On retrouve un système de narration plus classique, qui rythme ses épisodes à coups de cliffhanghers et éléments perturbateurs, tandis que chaque saison s’articule autour d’une ligne directrice bien précise. Une recette peut-être moins originale, mais intelligemment maitrisée.

(Article : Marie Turcan - lesinrocks.com - 01/08/2015)

 

 Lire la suite : Episode 1 - Saison 1